Démocratie en danger

Par Jeudi 10 décembre 2015 Permalink 4

La démocratie n’est pas en danger à cause d’un président de la république qui, si il a le droit pour lui, gouverne sans légitimité depuis trois ans. La démocratie n’est pas en danger à cause des révélations dévastatrices d’une ex compagne de François Hollande sur sa personnalité. La démocratie n’est pas en danger à cause d’un ministre délégué chargé du budget, Jérôme Cahuzac, au centre d’un scandale financier en 2013 en voie d’être enterré dans ses grandes largeurs. La démocratie n’est pas en danger à cause du socialiste Thomas Thévenoud, éphémère secrétaire d’état chargé du commerce extérieur, membre de la commission d’enquête chargé de démêler l’affaire Cahuzac, refusant depuis toujours de déclarer ses revenus et par conséquent de payer ses impôts mais qui siège encore à l’assemblée nationale. La démocratie n’est pas en danger quand un ministre de l’économie, Arnaud Montebourg perçoit un fois limogé une bourse pour se payer des cours d’économie. La démocratie n’est pas en danger lorsqu’un rapporteur du budget, le député Carrez, est pris la main dans le pot de confiture de sa mensongère déclaration de revenus. La démocratie n’est pas en danger quand un grand nombre de ses collègues malhonnêtes sont en train d’être redressés fiscalement. La démocratie n’est pas en danger quand tout un petit monde politique voit ses revenus prospérer sans jamais aucune remise en cause alors que les français souffrent financièrement de plus en plus. La démocratie n’est pas en danger quand le premier ministre utilise l’argent de l’état pour aller voir un match avec ses enfants à l’autre bout de l’Europe. La démocratie n’est pas en danger quand depuis trois ans et demi aucune promesse de l’exécutif n’est jamais tenue. La démocratie n’est pas en danger quand l’incurie gouvernementale entraîne des chômeurs par millions. La démocratie n’est pas en danger quand un pouvoir de plus en plus large est donné à un organisme appelé l’Eurogroupe sans aucune espèce d’assise populaire. La démocratie n’est pas en danger quand des banquiers centraux irrévocables et ignorants du suffrage universel impriment une empreinte indélébile sur la vie économique des peuples européens. La démocratie n’est pas en danger lorsqu’un ministre de l’intérieur a pour résultat des centaines de morts et de blessés suite aux actes terroristes sans qu’il ne soit limogé. La démocratie n’est pas en danger quand le même laisse se constituer le plus grand camp de réfugiés d’Europe à Calais. La démocratie n’est pas en danger lorsqu’il faut attendre une ignoble tuerie pour voir la police avoir l’ordre de regarder du coté des mosquées aux imams extrémistes. La démocratie n’est pas en danger quand une partie du territoire nationale n’est pas accessible à tous.

La liste n’est pas exhaustive mais n’a pas d’importance puisqu’elle ne met pas la démocratie en danger. Mais en revanche voir un parti légalement constitué représentant un électeur sur trois prendre la tête d’exécutifs régionaux est une menace de premier ordre à notre chère démocratie française. La presse écrite, les médias télévisés et radiophoniques mettent unanimement en garde les français contre un bulletin en faveur du Front National. Sans tolérer de contradiction, leurs analyses ne cessent de mettre en exergue une montagne de risques que ferait peser ce parti sur cette France qui pour eux ne doit pas changer puisqu’il en va de leur intérêt. Mais pas d’inquiétude, ce parti pris général interdisant tout débat, ne peut évidemment pas mettre la démocratie en danger.

Frédéric Le Quer