Démocratie attaquée

Par Lundi 19 décembre 2016 Permalink 3

Dans cette démocratie compliquée américaine, avec son mode de scrutin indirect, le collège électoral, élu par le peuple, va choisir aujourd’hui le président enfin définitivement. Les mondialistes, de plus en plus mauvais perdants, sont sur les dents et rêvent d’un coup de théâtre oiseux pour ne pas voir Donald Trump à la Maison Blanche.

Evidemment, il n’aura pas lieu mais ce ridicule espoir est symptomatique de la défiance croissante des élites envers la démocratie. Un totalitarisme de salon naît actuellement dans toutes les capitales après cette année 2016 qui a vu tant de têtes éliminées des affaires du monde. Le ton approprié est devenu de critiquer les choix populaires, de les remettre en cause sous prétexte d’impéritie des votants. L’électeur est incompétent, ne sait pas ce qui est bon pour lui, doit être éclairé et mené envers et contre ses propres opinions.

Les tenants de cette théorie sont les mêmes qui prônent l’ingérence humanitaire sous couvert systématiquement d’ingérence politique. Un peuple est plus ou moins victime d’un dictateur qui n’a pas l’heur de plaire à la communauté internationale telle qu’elle s’entendait jusqu’à présent et le voilà devoir subir des armées du monde entier venues soi-disant le sauver mais concrètement accentuer son malheur en faisant de son pays un champ de manœuvre militaire meurtrier. La bien pensance sait justifier tous les crimes à coup de bons sentiments!

Tout cela est d’une grande cohérence. La mondialisation va inéluctablement à l’encontre de la démocratie en éloignant des populations les centres décisionnels. Les mondialistes sont par définition le contraire de démocrates. Chaque fois qu’une nation se fait entendre, elle nuit au monde unipolaire voulu par les dominants pour qui rien ne doit dépasser et surtout pas ce souverainisme honni qui remet en cause la volonté des vrais dictateurs que sont les mondialistes.

Frédéric Le Quer