Deep state contre policiers

Par Mardi 25 octobre 2016 Permalink 10

C’est une bataille significative à laquelle on assiste actuellement. Les fonctionnaires du ministère de l’intérieur, garants de la continuité de l’état, sont en conflit direct contre ceux qui le représente officiellement. Aussi bien les dirigeants que les responsables des corps intermédiaires sont pris à parti parce qu’ils ont perdu leur crédibilité vis à vis de la base. Celle-ci à partir du moment où elle se fait le héraut d’un sentiment plus large, quasi national, accroît sa légitimité et devient bien plus garante de la continuité de l’état que ses chefs.

L’état profond composé de dirigeants politiques, de hauts fonctionnaires, de hauts magistrats, de patrons de grandes entreprises est rejeté par les citoyens parce que ces gens ont perdu tout patriotisme. La France n’est plus rien pour eux. Ils sont hors sol. Ils sont fiers d’être dans la mondialisation alors qu’ils ne sont que les marionnettes des américains, des chinois, des émirs arabes qui, eux, ont gardé la conscience de ce qu’ils sont, d’où ils viennent et des intérêts qu’ils doivent défendre. Nos chefs sont apatrides et voient au fond d’eux-mêmes, dans le drapeau tricolore ou la Marseillaise des colifichets, une sorte d’opium du peuple.

Le peuple croit encore en son pays, en ses frontières, en sa langue, en son histoire. Certains trouveront cela curieux, mais en fait, on ne peut plus logiquement, ce sont les policiers travaillant pour la sécurité des citoyens, la sécurité intérieure de la nation qui sont en train d’incarner, loin des partis politiques, la résistance à la désintégration de l’état contre ceux qui, à sa tête, l’entraînent dans les limbes. Les médias qui cherchaient à étouffer le mouvement en le mettant sous le boisseau (des journaux comme Le Figaro, ce n’est donc pas une affaire de clivage gauche droite, n’ont pas une ligne pour le décrire dans leur édition datée du 25 octobre!) se voient dépasser. Alors ce matin, les télés d’info en continu s’offusquent du rassemblement des policiers cette nuit devant la statue de Jeanne D’Arc qui pour eux n’est plus que le symbole du Front National! Quand c’est Macron ce n’est rien quand ce sont les policiers, c’est dangereux! Après avoir tenté de nier la force de la rébellion, les journalistes cherchent à lui nuire.

Les syndicalistes comme les Berthon, Delage ou Comte, complètement récupérés par le système, les plateaux de télévision, les cocktails dans les ministères ont été happés par le deep state et sont devenus les soutiens fondamentaux des élites discréditées. Les alliés des policiers qui tous les jours sont confrontés à une population ennemie ne peuvent être ces gens dont les intérêts carriéristes sont à l’opposé des intérêts du policier soumis aux agressions répétées des voyous jamais punis avec rigueur. Le mouvement en cours est fondamentalement français et c’est tout à son honneur.

Frédéric Le Quer