Déboulonnement des élites

Par Vendredi 16 décembre 2016 Permalink 1

L’année venant de s’écouler a vu le déboulonnement par ordre chronologique de Cameron (dirigeant de la 5e puissance économique mondiale), de Roussef (destituée de la direction du Brésil, 9e puissance économique mondiale), de Clinton (promise à la tête de la première puissance économique mondiale), de Renzi (dirigeant de la 8e puissance économique mondiale), de Hollande (renonçant à briguer dans quelques mois la tête de la 6e puissance économique mondiale), de Park Geun-hye (vraisemblablement bientôt destituée de la direction de la Corée du Sud, 11e puissance économique mondiale).

Quelle hécatombe! 2016 restera dans les annales. Mais ces élites et ceux qui les soutiennent semblent avoir du mal à comprendre le message ou alors elles sont incapables de redresser une situation trop tragique.

Sur le plan économique dans l’Union Européenne, Mario Draghi à la manœuvre abandonne toute idée de tapering, i.e. de resserrement monétaire. L’argent va continuer de couler à flot pour donner à travers les cours de bourse l’illusion d’une bonne santé économique et surtout éviter de gigantesques faillites ou dépressions de pays à bout de souffle. Aux Etats Unis, Wall Street, déconnecté de la vraie vie, au lieu d’éclairer, jette une grande ombre sur l’économie américaine. La politique de grands travaux voulue par les américains montrent à quel point la population crève de revenus insuffisamment élevés pour survivre. Le niveau de vie par rapport aux années 70 a baissé!

Sur le plan internationale, les flux migratoires incontrôlés prônés par les dirigeants est de plus en plus vue comme une provocation. Les peuples refusent de partager les miettes bien maigres que la mondialisation tant vantée leur laissent.

Sur les plans intérieurs, la corruption de l’oligarchie devient inacceptable quand les classes actives n’arrivent plus à finir le mois avec les fruits de leur labeur. Les scandales se multiplient partout dans le monde comme lors d’une fin de règne où les personnalité du sérail raflent tout avant de s’enfuir.

Rien ne va plus! La crise de 2008, repoussée sous les tapis, n’en finit plus de ressortir. Pire l’appauvrissement des populations est la condition de l’enrichissement de quelques uns. L’année qui finit, a allumé une mèche dont la taille qui mène au baril de poudre n’est pas bien longue. Où et quand l’explosion aura lieu en premier? Cela semble être les seules questions sensées à se poser.

Frédéric Le Quer