De la crise identitaire à la crise démocratique

Par Lundi 12 septembre 2016 Permalink 9

La crise culturelle ou identitaire est abusivement assimilée par les médias à une crise démocratique. Il s’agit ici de tout confondre et surtout de se dédouaner des responsabilités politiques. Les problèmes démocratiques étymologiquement viennent du peuple. Ceux liés à la culture, à l’identité sont subis par le peuple.

Au commencement était la crise identitaire. La question est ici de savoir si un français de souche peut encore se reconnaître comme partie intégrante du pays où il est né et où il vit. Poser la question, si ce n’est peut-être pas tout à fait y répondre, c’est au moins constater que le drame national est indéniable! Voilà des décennies maintenant que les citoyens se poussent pour laisser la place aux immigrés, se serrent la ceinture pour partager les fruits de la richesse nationale. Depuis quelques années maintenant, on aimerait bien les voir se soumettre sans rechigner à la culture importée. Depuis quelques temps on leur explique qu’ils devront se sacrifier pour conserver leur culture, mais que malgré cela, il n’y arriveront probablement pas compte tenu d’une démographie extérieure bien supérieure à la leur. Comment quelqu’un de sensé peut-il répondre favorablement à ces exigences le poussant à courber le dos toujours plus bas?

La crise démocratique ne vient donc qu’après. Quelqu’un sera-t-il capable de se faire le héraut des aspirations populaires? Les partis de gouvernement répondent forcément non à la question puisque alternativement ils ont entraîné la France là où elle en est. La crise démocratique devient alors la difficulté qu’ont les chefs à soumettre le peuple à leur volonté. La crise qualifié improprement de démocratique n’est que le refus des citoyens de continuer à prendre des vessies pour des lanternes! Les personnalités fortes qui se font les portes paroles des populations en Europe ou aux USA, sont discrédités et vouées aux gémonies. Pire, tout est institutionnellement fait pour qu’elles n’arrivent pas au pouvoir.

La crise démocratique apparaît alors avec la tentative dictatoriale des gouvernements au pouvoir de faire taire les vraies contestations. La crise démocratique n’est pas celle qu’on nous dit qui correspondrait au gout du peuple d’aller à l’encontre de la démocratie. La crise démocratique vient du fait que les partis qui se disent de gouvernement ne veulent pas lâcher le pouvoir! Ils fabriquent eux-mêmes la crise démocratique. L’Autriche en est un magnifique exemple. La propagande faite autour des élections américaines en faveur d’une Hillary Clinton pourtant probablement médicalement incapable de gouverner en est un autre.

La crise démocratique ne sera levée que lorsque des gouvernements véritablement alternatifs accéderont au pouvoir. Si Donald Trump remporte les présidentielles américaines, le la sera donné pour que l’occident explore de nouveaux paradigmes. Le pire serait qu’il l’emporte sans que rien ne change. La voie serait alors ouverte aux guerres civiles.

Frédéric Le Quer