De Donald Trump à l’Autriche

Par Mardi 26 avril 2016 Permalink 5

Une vision globale du monde se dessine malgré la presse cherchant à parcelliser l’information sans jamais lier un événement avec un autre. Le maintien des masses dans l’ignorance est la condition de sa puissance et surtout du pouvoir de ceux à qui elle appartient. Pourtant, difficile de ne pas voir qu’un axe intellectuel se forme de l’Amérique à l’Europe, de Donald Trump à l’Autriche.

Les mêmes forces sont en oeuvre pour remettre en cause les politiques suivies. De part et d’autre de l’Atlantique, les peuples réclament démocratiquement que ce qui fait ce qu’ils sont, soit pris en compte. C’est une demande identitaire qui partout les incite à voter autrement. Quand ils hurleront ce sera la guerre civile. Les électeurs savent bien  que les conditions économiques ne changeront pas mais il veulent conserver le patrimoine auquel ils tiennent, le seul qui leur reste ayant de la valeur et qu’ils souhaitent transmettre à leurs descendants, leurs coutumes, leurs croyances, leur mode de vie.

Si l’économie actuelle voit partout la dislocation des acquis sociaux sur l’autel de la mondialisation,  la société subit aussi des assauts incessants qui aboutissent à voir venir la domination de l’islam, de sa pensée politique, de sa manière de vivre sur tous ces territoires jusqu’ici judéo-chrétiens. Les dirigeants actuels, non contents d’être des traîtres, insultent leur peuple à cause de la pulsion de vie qui l’anime encore. Ainsi, vouloir rester ce qu’on est, devient un signe de racisme, de xénophobie, de… populisme! Que le peuple ait des valeurs et veuille les garder devient scandaleux! Les leaders défendant les idéaux populaires sont voués aux gémonies.

Le succès toujours non démenti de Donald Trump, le vote autrichien de dimanche ou le plébiscite serbe, mais aussi le vote néerlandais d’il y a quelques jours, les élections polonaise et hongroise d’il y a quelques mois, l’opinion publique en Scandinavie montrent l’aspiration transnationale au retour immédiat de la culture occidentale. Ces enjeux animent une seule et même pensée politique, au sens noble, celle de la vie et de la fierté d’un passé glorieux.

Frédéric Le Quer