Le danger du salafisme en France

Par Jeudi 9 octobre 2014 Permalink 33

Les populations musulmanes de banlieue sont malléables. Le salafisme s’implante aisément avec l’aide de l’argent des émirats arabes chez des gens pauvres et mal éduquées. Ce communautarisme religieux exclut quand ses adeptes ne peuvent convertir. Son caractère intransigeant lamine les bases juridiques et philosophiques du préambule à la constitution de 1958.

Le salafisme prône un retour à l’islam des origines ce qui n’est pas anodin et le fait largement déborder de la sphère religieuse pour rejoindre le domaine politique. Il régit tous les comportements et ultraorthodoxe, l’application du coran à la lettre vient en contradiction avec la loi française. En laissant s’installer une codification de la vie privée et surtout publique indépendante on assiste à un recul fondamental de la république.

Par exemple, les hommes portent une barbe, une calotte et une djellaba, les femmes un voile ample et sombre de la tête aux pieds. Ces tenues vestimentaires en contradiction avec les us et coutumes du pays participent à une provocation qui n’a pour but que marquer la normalité en France de ces pratiques. L’interdiction du port d’un voile intégrale  dans la rue pour les femmes depuis la loi de 2011 n’est absolument pas suivie, les policiers se refusant à la faire respecter pour leur propre sécurité mise à mal dans ces milieux hostiles que sont devenues les banlieues. Pour ces religieux il est hors de question de se soumettre à la loi républicaine. Des traditions vestimentaires ancestrales sont désormais la règle à Vénissieux, au nord de Marseille ou à  St Denis.

D’autres exemples plus graves concernent le soutien et la promotion de l’Etat Islamique salafiste, un musulman sur deux en France ne le rejetant pas selon un sondage britannique. L’antisémitisme en banlieue est devenu une effrayante norme sociale. Un état fort devrait combattre ces dérives qui détruisent la cohésion sociale; on en est loin et de démissions en renoncements une partie toujours plus grande du territoire ne respecte plus qu’une loi religieuse contrevenant à celle de l’état. Deux poids deux mesures en France dorénavant selon que l’on habite en banlieue ou dans les villes et campagnes. Le respect des lois est à géométrie variable.

Dans ces conditions, aucune possibilité d’unité nationale ne peut revoir le jour. La dislocation du lien social accentuée par la crise fait de la France un bastion avancé en Europe de l’islam extrémiste qu’est le salafisme. Il se développe sans résistance des pouvoirs publics apeurés par le risque de guerre civile. La lâcheté n’assure pas la paix mais constitue au contraire les prémices des malheurs et destructions à venir.

Frédéric Le Quer

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