Croissance française

Par Vendredi 29 janvier 2016 Permalink 4

C’est le minimum syndical avec, d’après l’INSEE, +1,1% pour la croissance française en 2015 obtenu grâce à l’acquis au troisième trimestre. Il y a un an et demi, au moment du budget 2015, le gouvernement espérait 1% . C’est mieux. L’Allemagne espérait 1,5% et elle fait 1,7%. Année après année l’écart ne cesse de s’accentuer. Mais c’est encore bien pire que ce que ces chiffres bruts ne révèlent.

D’abord, au début d’année 2015 même les plus pessimistes s’attendaient à une croissance de 1,2%. Les stimuli monétaires de la BCE mais le canal de transmission vers l’économie réel est loin d’être prouvé, accompagnés par la chute du pétrole qui correspond cette fois indéniablement à un énorme transfert d’argent des pays producteurs vers les pays consommateurs auraient dû bénéficier à La France. Incroyablement, les trois derniers trimestres dénotent une quasi stagnation de son économie et si il n’y avait pas eu les +0,6% du premier trimestre 2015, nous serions dans les choux! La pente est résolument inverse à celle de l’Allemagne! Pourtant l’€ a baissé. Pourtant nous empruntons à un taux n’ayant jamais été aussi bas, la politique de la BCE  est là en revanche très visible. Il faut surtout s’interroger sur ce qui se passera quand les cours du pétrole et des taux d’intérêt retrouveront des niveaux élevés:  nous frôlerons la faillite!

Car du coté du déficit public, les choses ne s’arrangent pas non plus! Officiellement l’INSEE annonce à fin septembre une dette en pourcentage du PIB de 96,9%. Le déficit public n’est plus contrôlé. Les attentats terroristes constituent le bon prétexte pour l’expliquer. C’est l’excuse qui tue au propre comme au figuré! Alors il se creuse en vain: aucun résultat positif n’est obtenu par le gouvernement qui fait vivre la France à crédit: après moi le déluge! Toutes les dépenses entreprises sont financées par la dette. Les guerre de François Hollande servent à camoufler son désastreux bilan économique qui mène à la ruine.

La croissance mondiale à venir ne cesse d’être revue en baisse: Rien n’est à espérer de ce coté. Le FMI ou la Banque mondiale font mine de croire que la zone € fera mieux pour justifier une organisation économique qui va d’échec en échec. Par ailleurs la France fait toujours moins bien que la moyenne des pays de la zone €. C’est calamiteux.

Frédéric Le Quer