Crise sociale: le bon moment

Par Mercredi 25 mai 2016 Permalink 9

Il semblerait y avoir une moralité dans la crise sociale que traverse la France. François Hollande a menti pendant toute sa campagne présidentielle. Quatre ans après, le retour de bâton est violent, si violent qu’on ne peut que se demander comment il va tenir lors des 11 prochains mois.
Le mouvement de la CGT n’est pas trop mal perçu par l’opinion publique. Le gouvernement n’arrive pas à jouer le ras le bol des français contre les syndicalistes. Le peuple n’a aucune envie de s’associer à une loi Travail qui manifestement ajoute de la précarité à la crise sociale. Tout le monde sent bien qu’en faisant entrer des centaines de milliers d’immigrés par an, le chômage ne pourra jamais être résolu. Pire, les dirigeants patronaux ne souhaitent en aucune manière le résorber compte tenu des risques de tension salariale que ça ferait courir sauf à finir par payer les salariés 1€ de l’heure.
Avec cette crise sociale il y a une collusion d’intérêt originale entre les citoyens et une centrale syndicale guère populaire mais qui a cette fois intelligemment senti le bon moment. L’accumulation des problèmes identitaires, sécuritaires, pécuniaires des gens aboutit à ces chiffres terribles sur le moral des français. Les piquouses des chaînes de télé pour tenter de redonner confiance agacent plus qu’elles ne dynamisent! À force d’être trop éloignée des réalités quotidiennes, la propagande perd de son impact. Alors, c’est contre tout un système dont le gouvernement est le représentant actif, que la population veut se battre. Elle veut voir s’effondrer cette organisation qui la laisse sur le carreau loin de tout ce fric étalé vulgairement devant ses yeux mais dont elle ne bénéficie pas, dont ses enfants ne bénéficieront pas non plus.
Le président Hollande devient donc le grand responsable de la crise sociale. La démagogie dont il a fait preuve pour être élu est perçu aujourd’hui comme un coup de couteau dans le dos de ces sans dent qu’il méprise. Malgré que la révolte prenne des accents différents voire totalement antinomiques, il reste chez tous ces insurgés la volonté de mettre à bas un régime qui écœure.