Crise sanitaire à Paris

Par Vendredi 17 novembre 2017 Permalink 4

Les médecins s’inquiètent: les souris et les rats pullulent dans la capitale. Tous les passants, dès la tombée de la nuit, dans un endroit un peu plus calme que les autres, les croisent courant le long des façades. Aucun parc, aucun jardin public n’est épargné. Les bois de Vincennes et de Boulogne en sont littéralement envahis. Des musiciens amateurs qui se produisaient régulièrement au Champs de Mars ont dû abandonner les lieux en voyant les rats leur passer sur les pieds alors qu’ils jouaient. En sortant d’un célèbre glacier de l’île St Louis, un ami en reprenant sa voiture les remarqua en grand nombre courir partout sur la chaussée à son arrivée.

Une crise sanitaire particulièrement grave ne peut qu’advenir de ce phénomène. La leptospirose, le virus de la chorioméningite lymphocitaire (LCM), la fièvre d’Haverhill, dite fièvre par morsure de rat, la tularémie, la peste bubonique sont les maladies infectieuses que le rongeur véhicule. Au fil des dix derniers siècles, il y a eu plus de morts causés par les maladies vectorielles des rongeurs qu’il n’y a eu de victimes dans toutes les guerres de l’Histoire. Malgré les progrès de la médecine, une terrible épidémie peut débuter très bientôt. Anne Hidalgo explique le phénomène à cause du fait que les gens, plus festifs (la fête c’est leur grand truc à la mairie!) que dans le temps, mangent dehors et jettent leurs déchets par terre… Peut-être, les causes ne sont pas très claires mais leurs effets seront inéluctables. Il est certain que les rongeurs grimpent la nuit sur les clochards couchés dans les rues. Ces derniers tomberont malades et transmettront leurs infections à l’ensemble de la population. L’effet ne sera pas circonscrit à Paris évidemment!

Un médecin racontait qu’il comptait quitter son cabinet pour partir en province. Cyniquement, il déduisait que les prix de l’immobilier chuteraient quand l’épidémie se déclarerait! Il y aura bien sûr en plus des victimes des effets collatéraux, comme dans le commerce, par exemple… Pour le moment le sujet est gardé sous le boisseau. Les médias évoquent que rarement cette prolifération des rats dans la capitale. La municipalité semble vouloir utiliser son budget à autre chose qu’à cette horreur qui, pour être éradiquée, coûtera très chère. Elle a tort et joue avec la santé de ses administrés.

Frédéric Le Quer