Coup d’état

Par Mercredi 2 mars 2016 Permalink 5

Depuis 50 ans, plus personne ne songeait sérieusement à un coup d’état possible en France. Il y a bien eu le livre de François Mitterrand, mais il dénonçait plus la solidité du pouvoir que sa faiblesse et par la même aussi intelligent qu’il fût, montrait qu’un vrai coup d’état était inenvisageable. Aujourd’hui, les élites dirigeantes en ont peur et le peuple ne serait pas vraiment surpris d’en vivre un.

Les présidentielles de 2002 ont acté la rupture de la société française qui essaya de faire comprendre que la politique suivie ne lui convenait pas. Depuis le vote populaire n’est plus qu’une corvée à laquelle se soumet un groupe monopolisant le pouvoir et interdisant toute contestation. Sarkozy fut le grand espoir déçu et Hollande, la petite vengeance du peuple contre le précédent. Mais le terrible échec d’un président qui avait tout misé sur une reprise mondiale que personne n’a jamais ressentie, pour ne rien changer à la société, semble être venu à bout de la patience des français.

Un président de la république peut-il continuer à se maintenir à son poste avec le seul soutien de la population immigrée de fraîche date et vivement naturalisée? Les tenants d’une religion peuvent-ils continuer de tuer en France ceux qui n’en sont pas? Un peuple, parce que la France était un peuple, peut-il continuer à se sentir année après année toujours plus mal à l’aise dans son propre pays? La jeunesse qui n’a pas fait les grandes écoles, ne peut-elle continuer à vivre qu’en passant d’un stage à un contrat de travail de 3 ou 6 mois sans espoir de stabilité? Peut-on continuer à voir des pans entiers du territoire abandonner à l’islamisation de la société? Doit-on définitivement et passivement accepter un transfert de souveraineté du peuple à des institutions hors sol qui se moquent comme d’une guigne du bien être des gens? Poser ces questions, c’est y répondre!

L’arrestation rocambolesque du général de la légion étrangère à Calais montre que les grands corps gardent un certain libre arbitre. Il a fallu un groupe de sécurité privé pour obéir aux ordres du préfet, agent du gouvernement. Ni les militaires, ni les CRS n’ont voulu s’y coller! Les dirigeants se crispent en acceptant de moins en moins une contestation visible et démocratique de leur politique dans les rues. Les manifestations syndicales tolérées dans quelques jours ont des revendications économiques. Leur transformation en un mouvement sociétal profond défendant  une certaine idée de la France en opposition avec celle qui est imposée, serait une braise, déclencheur d’incendie.

Le mécontentement gronde et l’état profond, celui de l’administration, de la police et de l’armée est composé de français pas plus imperméables que les autres à la terrible situation du pays. François Hollande tiendra-t-il encore 14 mois à l’Elysée? C’est loin d’être sûr!

Frédéric Le Quer