La cote de popularité de François Hollande

Par Samedi 27 décembre 2014 Permalink 16

La cote de popularité de François Hollande progresserait. Les médias, un temps, goguenards, en se faisant inconsidérément et dangereusement l’écho du rejet par les français du chef de l’état, tentent de se rattraper actuellement en ne cessant de mettre en exergue un prétendu revirement de l’opinion. Rien n’est moins sûr.

Toute cette séquence ressemble à une grande manipulation consistant à poser un lien entre la considération que le peuple peut avoir pour ses dirigeants et le sentiment qu’il a de sa qualité de vie. Un bon chef est aimé de son peuple. L’idée devient alors d’inverser le sens de la causalité: l’apprécier pour mieux vivre. Faire croire que la population l’estime mieux pour montrer, contre les faits, que sa situation s’arrange, devient une ruse de communiquant.

Le subterfuge ne durera que ce que durent les roses! Mais la communication et la politique élyséenne, sans aucune vision prospective, s’accrochent au présent et se contentent avec soulagement de voir les jours passés en étant toujours en fonction. Si la stabilité dépend de quelques sondages bidonnés, il serait dommage de se gêner! Les conservateurs, représentant le courant de pensée essentiel qui traverse aussi bien les grandes sociétés cotées que le pouvoir politique, s’arrangent ainsi, afin de gagner quelques moments de paix sociale.

Les faillites des entreprises, les licenciements perpétuels, le quart de la jeunesse française inscrit à Pole Emploi en catégorie A deviennent comme magiquement des illusions, des mirages se heurtant à la fausse réalité des statistiques sondagières, le président voit sa cote de popularité augmenter! A quoi bon reconnaître des échecs, pourtant patents et répétés, quand les français vous aiment aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain!

Recul, déclin, régression sont cependant les mots qui caractérisent le mieux la société actuelle. Les résultats économiques, qui ne cessent de souligner l’incurie des gouvernants, ne laissent aucun espoir de salut à court terme. La satisfaction béotienne venue d’une misérable cote de popularité est le summum d’une impudence érigée en style de gouvernance.

Frédéric Le Quer

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