COP 21

Par Vendredi 2 juin 2017 Permalink 3

Il n’y a pas de mots assez durs pour vilipender le retrait décidé par Donald Trump de l’accord conclu à Paris lors de la COP 21! Une telle unanimité est toujours un peu suspecte… Elle va des médias à la classe politique principalement de gôche, enfin de gauche, disons plutôt mondialiste sociale démocrate!

Ecoutons cette dernière! Emmanuel Macron dit qu' »il n’y a pas de plan B parce qu’il n’y a pas de planète B ». Nicolas Hulot voit dans ce rejet « un bras d’honneur de Trump à nos enfants ». Cécile Duflot qui n’a pas peur des mots, voit « l’avenir de l’humanité pris en otage par Trump », rien que ça! Dans la même veine, Ségolène Royal qui vient d’être blackboulée à l’ONU pour un poste à la tête de l’agence du développement, parle d' »un délit contre l’humanité ». Bon, un délit, c’est moins fort qu’un crime…

Maintenant, essayons de garder notre calme! D’abord l’article 28 du texte de la COP 21 demande un délai de trois ans pour sortir de l’accord de Paris. A ce moment là, ce sera les élections présidentielles américaines et si Trump est si honni qu’on le dit, il n’a aucune chance d’être réélu. Mais il n’est peut-être pas si détesté que ça par les américains… Allez savoir! Ensuite, les Etats Unis, deuxième pollueur de la planète après la Chine, sont coutumiers du fait puisque George Bush avait déjà refusé de ratifier l’accord de Tokyo sur le climat. Donc, rien de nouveau sous le soleil, si on peut dire! Enfin il semblerait que de nombreux états américains et grandes villes américaines dirigés par les démocrates souhaitent néanmoins respecter l’accord de Paris voire même en être signataire comme Pittsburgh ou New York.

Donald Trump n’est pas un psychopathe solitaire et suicidaire, mais l’interprète d’un courant de pensée, qui est peut-être majoritaire aux Etats-Unis. Le réchauffement climatique n’est pas enseigné dans les écoles d’outre-Atlantique ou alors des textes législatifs imposent de le présenter de manière critique quand il met l’homme en cause. Pourquoi pas? Mais plus ennuyeux, depuis le début de l’année, quatre États américains ont étudié des lois visant à autoriser l’enseignement, lors des cours de sciences au lycée, des thèses créationnistes au même titre que la théorie de l’évolution. Avec le créationnisme, l’homme n’est guère responsable de ses actes puisque Dieu a le contrôle sur tout…

Donc la France et d’autres pays sont en train de jouer les donneurs de leçon. C’est sans doute le meilleur moyen de crisper le contradicteur. Quoiqu’en disent nos médias, Trump a une vraie légitimité démocratique. Alors que la situation économique n’a rien de glorieux, le coût des accords de la cop 21 semble pour le moment aux américains hors de proportion. Surtout qu’il n’est pas certain que le CO2 soit responsable de tout…

Frédéric Le Quer