Conservatisme

Par Lundi 1 décembre 2014 Permalink 24

L’ordre établi au cours des années 80 ne souffre plus de remise en cause. Le conservatisme est le programme des partis de gouvernement en France et ailleurs. Les faux nez ne manquent pas et permettent de prendre des décisions qui affermissent une ploutocratie qui se confond de plus en plus au pouvoir politique.

Barack Obama, dont la politique s’aligne sur l’intérêt des plus riches, n’a pas tenu les promesses que sa couleur de peau laissait envisager; la population ne sent aucune reprise et croit même, d’après les sondages, que les Etats-Unis sont toujours en récession! Les noirs se rebellent dans les rues comme du temps d’ un Lyndon Johnson ou d’un Richard Nixon! Dans deux ans, Hillary Clinton fera figure de réformatrice uniquement à cause de son sexe; il n’y aura pourtant rien à attendre pour les américains de ses décisions prises en toute continuation à l’aune des besoins de la « nomenklatura » sévissant à Wall Street.

En France, l’UMP et le PS ont montré leur incurie, ou plutôt ce conservatisme idéologique qui fait le lit de cette classe sociale que l’on retrouve dans le monde du business, de la politique et des médias. L’UMP s’est rallié à la mise en place d’une politique migratoire particulièrement laxiste tout en continuant à faire semblant du contraire mentant de plus en plus effrontément à ses électeurs. Le PS se déclare unilatéralement progressiste avec ce toupet qui est le sien. Peu importe ses choix tendant à bloquer la société française au point de la désespérer, il se paye de mots en flattant un électorat de moins en moins dupe de son conservatisme.

En Europe, le PPE et les socio-démocrates, les deux partis majeurs, sont dorénavant unis comme un seul homme sur presque tout. Il est d’ailleurs dans la nature des choses de voir les ennemis de comédie d’hier faire front commun contre l’élan puissant des anti-européens, réactionnaires et donc profondément dans la mobilité, car c’est bien de cela qu’il s’agit, le choix entre le statu quo et le changement.

Les réactionnaires sont dorénavant les seuls garants d’une transformation profonde de la société. Les dérives actuelles confortées par le conservatisme des pouvoirs politiques ne seront remises en cause que par la volonté des peuples à combattre un monde sclérosé par la puissance d’une classe arc-boutée sur ses privilèges.

Frédéric Le Quer