Le consensus masqué

Par Lundi 23 février 2015 Permalink 23

Quarante ans d’histoire viennent de démontrer que les postures prises par la droite ou la gauche ne font pas dévier le pays d’une route l’emmenant vers toujours moins d’indépendance et toujours plus d’assujettissement aux lois de l’argent-roi. Afin de prolonger cette réponse choisie par les dirigeants français depuis les crises pétrolières, masquer le consensus UMPS devient une nécessité devant la montée des opinions souverainistes.

L’UMP et le PS représentent deux courants parallèles d’une vision mortifère de l’avenir de la France. Bien que leurs projets soient des conservatismes qui ne peuvent plus cacher que ce qui les rassemble est plus fort que ce qui les divise, les combats idéologiques d’hier servent éhontément de repère pour justifier à la population, la continuation de leur existence séparée, alors que le semblant de clivage n’est plus qu’une affaire d’ego. Le consensus entre ces deux partis de gouvernement reste alors brouillé volontairement par les protagonistes pour faire croire à l’électeur à un ersatz de choix que ces caciques ne proposent en fait plus depuis longtemps. L’histoire politique du pays est ainsi appelée à la rescousse pour camoufler leur accord objectif qui les emmène vers la voie du totalitarisme puisqu’ils dénient ensemble le droit à la seule vraie opposition existante d’arriver un jour au pouvoir.

Pourtant quand leurs querelles apparaissent dorénavant comme des jeux de rôle, il est naturel que la contradiction à la politique suivie prenne de l’envergure. Une opposition radicale et organisée, empêchant le bon déroulement de la continuité idéologique, propose donc maintenant un programme allant systématiquement à l’encontre de ce qui est fait, forçant l’UMPS à contrer ensemble le discours divergeant. Mais un écran de fumée est favorisé par le monde médiatique, aux mains des entreprises multinationales, qui fait croire encore à une alternative droite gauche pour bloquer les aspirations radicales d’un peuple de moins en moins dupé par ce marquage politique obsolète.

La question, avec la mise sous tutelle internationale actuelle de la France au niveau des politiques économique, militaire et migratoire, est de savoir si un souverainisme éclairé rapprochant les citoyens des décisions qui les concernent, redonnant à la France son statut de nation indépendante doit être tenté contre la doxa dominante portée par le consensus UMPS tendant vers toujours plus d’aliénation du pays et de mépris vis à vis du peuple devenu quantité négligeable. Poser la question est y répondre!

Frédéric Le Quer