Conflits catégoriels et ethniques

Par Vendredi 26 juin 2015 Permalink 20

Les violences qui ont émaillé la journée d’hier dans Paris ou d’autres grandes villes, sont les prémices des événements à venir sur notre sol. Les conflits catégoriels et ethniques vont forcément s’accentuer et certaines branches comme  les taxis se retrouvent à l’intersection des deux espèces.

La grande libéralisation de l’économie quand elle n’est pas compensée par des aides financières aux professions qui en sont victimes jette dans la rue des groupes étranglés par des charges fixes et un chiffre d’affaire qui diminue. Ces taxis surendettés après avoir surpayé le droit de travailler avec la complicité de banques qui auraient parfaitement pu réguler les prix en n’accordant pas de prêts pour des achats de licence trop chers, sont indépendamment de toutes leurs carences, victimes de la dérégulation et de ces petits boulots que des gens font pour arrondir leur fin de mois dans le secteur béni (!) du service à la personne. Les jacqueries que connut l’ancien régime renaissent ainsi avec la paupérisation de la population. Mais elles sont encore plus terribles car ce sont les pauvres qui se battent entre eux pour se partager le gâteau pendant que les puissants comptent les points.

Avec les taxis, c’est aussi un conflit ethnique auquel on assiste. La profession a été récupérée par des africains et des nord africains qui ont engagé des sommes importantes bien qu’ils offrent de médiocres prestations et qui se retrouvent n’ayant absolument plus rien à perdre. La société française touche encore très vite son point godwin qui n’est pas, pour elle, les nazis et Hitler mais le sujet de l’immigration. La révolte peut très vite devenir un problème sociétal. Ces taxis sont le cœur de l’électorat de François Hollande et du parti socialiste qui ont intérêt à étouffer la colère le plus vite possible.

Libéralisme, immigration, guérilla forment aujourd’hui une sainte trinité à la française. La violence sans retenue ne peut que s’accentuer avec la difficulté à vivre de ses revenus et la dislocation du sentiment national. La nouveauté du mouvement actuel réside dans son horizontalité au lieu de se situer dans un habituel conflit marxiste maîtres esclaves.

Frédéric Le Quer