Conférence de presse de Donald Trump

Par Mercredi 11 janvier 2017 Permalink 2

Coup de gueule contre ABC news. Coup de gueule contre CNN. Remerciements au New York Times. Clash en direct avec des journalistes. La conférence de presse a duré à peine une heure, et encore… L’une des collaboratrices de Donald Trump est intervenue la moitié du temps pour lever les doutes sur un conflit d’intérêt entre la maison Trump et la fonction présidentielle. Les mots catastrophiques, bidon et honteux ont été maintes fois répétés par le président élu.

Donc Trump a fait le minimum face aux journalistes. L’antagonisme entre lui et les médias est patent. L’impression d’un harcèlement ressort à l’évidence. Lui s’il est innocent ne peut que dénier le mensonge le plus violemment possible sans jamais pouvoir apporter de preuves de ce qui n’a pas été. Le scandale apparaît comme une saloperie pour pourrir l’investiture de président Trump. Tous les coups sont permis dans cette Amérique au bord de la crise de nerf!

La critique sur les années Obama de Trump a été terrible sans qu’il ne soit jamais cité. L’Obamacare va « être rejeté, supprimé, remplacé ». La frontière du Mexique sera emmurée et ça énerve toute la bien pensance! La Chine et le Japon ont nettement été mis en accusation concernant les accords commerciaux qui vont être revus entièrement. Il a au passage dévoilé ses propres chiffres des demandeurs d’emploi: 90 millions! On est très loin de ceux de la Fed. Inévitablement, la crise avec la banque centrale et Janet Yellen va être forte.

Et puis il y eut la Russie de Poutine surgissant à chaque instant. Un extraterrestre aurait pu prendre ce pays pour la première puissance mondiale! Hallucinant! Les américains en sont obsédés.

Leurs journalistes sont complètement hors sol, un peu comme chez nous, loin probablement des préoccupations de l’américain moyen, mais fabriquant effrontément ses préoccupations, se faisant passer pour son porte parole alors qu’ils ne sont que celui d’un certain milieu des affaires à mille lieues de celui de Trump. L’establishment se décrédibilise de plus en plus outre atlantique. Cela peut devenir dangereux si Trump ne devient pas comme il le prétend le meilleur faiseur d’emploi que dieu ait crée.

Absolument aucun mot sur l’Union Européenne, ni même sur les allemands…

Frédéric Le Quer