Clinton, Bush, Bush, Clinton

Par Mardi 14 avril 2015 Permalink 17

Les noms de Clinton ou Bush reviennent comme de vieilles rengaines à chaque élection présidentielle. Les américains ont l’air d’aimer les dynasties. Non,  en fait on les leur impose. Cette esprit est tout le contraire du rêve américain, tout le contraire de cet idéal qui au cours du vingtième siècle a attiré le monde entier vers un pays où tout était possible. Dorénavant, une élite cooptée a décidé de s’approprier directement le plus souvent possible le pouvoir suprême.

Les Etats Unis vieillissent et se banalisent. Inévitablement, le népotisme au cours du vingt et unième siècle tend à s’accentuer partout dans le monde. L’accentuation des inégalités, l’écart faramineux et qui ne fait que progresser entre les pauvres et les riches, le laminage de classes moyennes dont les enfants ont au-dessus de leur tête ce fameux plafond de verre qui limite leur ascension, toutes ces nouvelles conditions que l’après guerre avait fait oublier, mais qui de tout temps, il faut le reconnaître, ont existé, sont l’explication à cette nouvelle donnée sociologique. Alors le peuple continue à participer de loin à cette démocratie détournée car les médias sont là pour lui donner l’illusion du changement en lui faisant croire à un choix fictif.

Quand un nom nouveau apparaît, c’est que la personne a donné les gages suffisants à l’establishment pour qu’il ait l’assurance que rien ne changera en profondeur. Obama s’est conformé une fois président aux desiderata de Wall Street et des ploutocrates et les petites gens ont compris, après avoir mis en lui tant d’espoir, que rien ne changera. En France aussi d’ailleurs, le président socialiste avant d’être élu est allé faire allégeance à la city de Londres contredisant éhontément sa formule du Bourget « mon ennemi, c’est la finance ».

Alors le grand cirque des démocraties occidentales continuent. Elles donnent des leçons à la terre entière avec cette impudence que l’argent leur permet. Clinton, Bush, Bush, Clinton et de temps en temps un type tiré au sort qui ne fera pas de vague, c’est le lot dorénavant de citoyens de moins en moins concernés par cette vie politique qui de toute façon les ignore.

Frédéric Le Quer