Claude Venard (1913-1999)

Par Dimanche 8 octobre 2017 Permalink 1

La peinture de Claude Venard illustre au commencement de sa carrière, dans les années trente, les débats qui animent le monde de l’art autour de la question du réalisme. Il avance un nouveau langage pictural rendant ses toiles lisibles, refusant de parcourir les sentiers d’une abstraction catégorique pour garder la compréhension du sujet. Il se retrouve ainsi à participer au groupe « Forces Nouvelles » au coté de Tal-Coat, Gruber, Rohner… Leur formation se sépare en 1942.

Après-guerre, Claude Venard adopte un chromatisme très cru au service de compositions post-cubistes qui vont lui offrir une carrière réussie de son vivant et lui permettre de ne pas tomber dans l’oubli après sa mort. Son style très expérimental se conjugue à des textures et des couleurs d’une grande originalité. Ses œuvres sont exposées notamment à la Tate Gallery de Londres, au Whitney Museum de New York et au Musée d’Art Moderne de Paris, au Musée de Montréal, de Düsseldorf, de San-Paolo, de Mexico, de Palm Spring, de Bâle, de Munich, de Tokyo, de Buenos Aires, de Dallas. Ouf! Malgré tout ça Claude Venard reste assez peu connu du grand public alors que les amateurs d’art lui réservent lors de ses passages en salle de vente un succès qui ne se dément pas comme le prouve cette vue de Montmartre (75 x 76 cm), en une, vendue le 4 mai 2013 chez Holz-Arles svv sans prix de réserve mais qui atteignit néanmoins environ 14 500 €.

Le 15 février 2015, il fallait prévoir 19 840 € pour s’offrir ces « Nus sur canapé », huile sur toile, 65 x 81 cm, vendue à Marseille chez Prado Falques enchères svv.SAM_4724

Et puis cette année à Lyon, le 19 avril chez Aguttes ovv, l’arlequin ci-dessous, huile sur toile 100 x 150 cm, remportait 14 662 €.SAM_4723

Frédéric Le Quer