C’est qui le chef?

Par Jeudi 20 juillet 2017 Permalink 1

Deux aspects de la souveraineté nationale ressortent de l’affaire du général de Villiers. Le premier, est la défense du pays dont l’armée a la responsabilité. Le second est l’absence de choix de l’état vis à vis de la distribution des deniers publics.

Le chef d’état-major démissionne sous les applaudissements de ses troupes. L’autorité du chef d’état en est d’autant amoindri. Chef des armées, il se voit contesté par des militaires prêts à mourir pour la France, garants de la souveraineté nationale. Mais de la souveraineté nationale, Emmanuel Macron s’en fiche. Il a été soutenu par l’Union Européenne pour être son syndic de faillite, celui qui la dépècera pour l’offrir sur un plateau à la commission européenne et à l’OTAN. L’armée française est un bastion à faire sauter. En la ruinant, il la liquide. Le général Lecointre sera-t-il l’exécuteur des hautes œuvres? Si ce dernier l’accepte, les choses se feront en douceur. S’il comprend qu’il se fait manipuler et qu’il le refuse, la crise militaire commence seulement.

Les quelques centaines de millions que demande l’armée française pour accomplir sa mission, reviennent à protéger la nation et aussi l’UE. Il en va de la vie de jeunes français. Cette noble cause ne fait pas sourciller les fonctionnaires bruxellois bien plus prompts à sauver les banques. Ils viennent de débloquer 5,4 milliards d’euros pour combler les caisses de la banque italienne Monte Dei Paschi. Pour ces gens, un banquier est plus important que nos centaines de soldats au moyen-orient, en Afrique, dans les rues de nos villes. Les citoyens, les militaires peuvent bien crever. On les pleurera dans des célébrations larmoyantes. Les banquiers qui ont mal fait leur job seront toujours excusés, soutenus, sauvés.

Emmanuel Macron ne s’en prendra jamais au PDG d’une banque. Il cherchera toujours en revanche à humilier un patriote, son ennemi. Les 3% qu’exige Bruxelles sont son unique feuille de route. La nation française peut bien être sacrifiée!

Frédéric Le Quer

PS: image en une correspond à l’ovation faite au général de Villiers quand il quitte le ministère de la défense