Cauchemar

Par Jeudi 31 juillet 2014 Permalink 22

Le rituel d’endormissement a parfois un rôle permettant d’éviter le cauchemar. François Hollande s’y essaye depuis son élection avec le peuple français qu’il prend certainement pour un enfant. Le résultat est totalement contre productif; l’angoisse et la peur s’installent largement dans le pays.

C’est un bien mauvais rêve dans lequel on est! Répétitif, il vient surement d’un stress post traumatique. Telles des images de guerre qui reviennent sans cesse chez un militaire, le citoyen redoute mois après mois le manque d’argent, le chômage, l’insécurité. Les dirigeants tentent de l’hypnotiser. Comme le python du livre de la jungle dans le dessin animé ils nous répètent, regardant droit dans la petite lucarne, « Aie confiance, crois en moi, fais un somme sans méfiance! ». Mais ce cauchemard devient pathologique car rien est fait pour en guérir.

Un trouble s’empare de chacun dans le domaine de la souveraineté nationale; sa perte amène un déficit de démocratie qui amène le citoyen à ne plus peser sur l’avenir. Après tout s’enchaîne comme une descente aux enfers,  comme dans les rêves de chute libre. La représentation nationale devient indigne car incapable de résoudre les problèmes de fonds. Les dérives oligarchiques, le copinage, la promotion des médiocres invitent l’électeurs qui se déplacent encore dans les urnes à voter anti système pour tenter d’ éloigner les partis dominants. Cependant la rigidité des structures impose les mêmes notables ad vitam aeternam. Leur résilience face aux institutions européennes est tout à fait remarquable! Mais comment s’en étonner quand eux-mêmes les ont imposées au mépris parfois du vote populaire.

Alors lorsque la France coule, une petite, très petite minorité se porte comme un charme bien agrippée aux instances du pouvoir, non pas pour faire des choix mais surtout pour ne rien décider qui puisse remettre en cause  la sinécure; ces oligarques immondes se rient de la crise, des impôts, du chômage, du pouvoir d’achat et du nivellement par le bas du  système éducatif  d’une jeunesse  française  obtenant des diplômes vides de sens pour la plupart. La seule chose importante est la paix sociale, le calme, la « panurgisation » des esprits pour continuer tranquillement à capter les richesses d’un pays pillé, vidé de son histoire, de son peuple, de son intelligence pour qu’il ne reste rien qui puisse interrompre la cooptation d’individus appartenant à cette classe qui rit, toujours et encore, non pas ici dans les cimetières mais sur les ruines d’un pays millénaire.

La forte contraction du secteur manufacturier, la morosité de la demande intérieure, le faible niveau de confiance aussi bien des entreprises que des ménages incitent à penser que la rentrée va être bien difficile.  Mais cette économie au ralenti ne touche que ceux dont le revenu est tiré  d’un travail utile, productif. Nos soi-disantes élites, n’en doutons pas, vont continuer à se servir grassement, indument,  imbus de leurs privilèges,  dans des caisses de l’etat de moins en moins bien garnies par les taxes en tout genre sur des français qui n’en peuvent mais.

Frédéric Le Quer