Et en même temps, quoi?

Par Jeudi 7 septembre 2017 Permalink 3

Le syndrome jupitérien du "et en même temps" s'était entendu comme une manière de contrebalancer chaque décision de l'exécutif un peu rude par une mesure allant dans le sens de l'intérêt de la population. Pendant qu'Emmanuel Macron devait garantir une bonne gestion des deniers publics, le pouvoir d'achat des français devait être sauvegardé. Un coup de yin et un coup de yang! Pour cette rentrée, le président charge la barque d'un seul coté et la liste s'allonge: La forte diminution des emplois aidés qui reste en travers de la gorge des collectivités locales, la première baisse de l'APL qui en présage d'autres, l'augmentation de la CSG que les retraités vont devoir supporter, la précarisation des salariés avec des cdd possibles presqu'à vie ou des licenciements économiques qui n'ont plus guère besoin d'être justifiés, un pouvoir quasi unilatéral donné au chef d'entreprise et maintenant la suppression du très avantageux régime de retraite des cheminots. N'oublions pas non plus la grogne de l'armée qui demeure vivace! Si avec tout ça, les manifestations contre le pouvoir prévues en septembre ne font pas le plein, c'est que notre pays a bien changé! Assiste-t-on au suicide en direct de Macron? Non pas que certaines mesures ne ...

La flexibilité

Par Lundi 4 septembre 2017 Permalink 1

La flexibilité des salariés recherchée par la loi travail fait le pari de la reprise économique, de la reprise de la consommation, d'une inflation vivifiante. Cette réforme tend à installer le phénomène inverse à celui des tente glorieuses où l'employé qui en avait marre de sa boite la quittait pour en trouver une autre le lendemain. On cherche dorénavant à ce qu'une entreprise qui en a marre d'un salarié puisse le congédier rapidement pour en trouver un autre le lendemain. Les ressorts de cette philosophie sont totalement artificiels. Au lieu d'être la résultante naturelle d'une croissance économique dynamique, ils sont promus lors d'une croissance molle avec dans le cadre de la mondialisation une quantité de main d'oeuvre infinie. La loi entraînera d'abord forcément plus de licenciements, vu que ceux-ci sont plus faciles. Mais est-il possible qu'après il y ait plus d'embauche en faisant sauter un verrou psychologique correspondant à la peur du patron de ne plus pouvoir se débarrasser de son employé? Peut-être. Est-ce que cela peut résorber le taux de chômage? Non, forcément non, compte tenu de la main d'oeuvre gigantesque due à l'immigration. Est-ce que cette réforme est faite pour résorber le taux de chômage? Bien sûr que non. ...

Philosophie de la loi travail

Par Vendredi 1 septembre 2017 Permalink 3

Avant tout voici le lien pour connaitre les cinq ordonnances de la loi travail: http://www.gouvernement.fr/les-ordonnances-pour-renforcer-le-dialogue-social Connaitre est un bien grand mot, tant le texte est illisible. Seuls des spécialistes du droit du travail et quelques syndicalistes connaissant leur affaire sur le bout des doigts y comprendront quelque chose. Quant aux autres, sauf à avoir le temps de passer plusieurs jours à cette lecture, ils devront se faire une idée sur ce qu'on leur dit, en fonction de leurs opinions politiques, de leur gout pour tel ou tel commentateur, tel ou tel média. En fait le contenu de cette future loi est très technique, les détails sont légions. Peut-il y avoir une interprétation stricte de ce texte? La jurisprudence va sans doute jouer un grand rôle et il se passera des années avant qu'elle ne soit fixer. Alors il reste une philosophie, celle voulue par le deus ex machina, Emmanuel Macron, et le deus ex machina a choisi, pour façonner les ordonnances, Mme Pénicaud, enrichie chez Danone grâce à des suppressions d'emplois. Cela en dit long. Cela dit tout. Liberté et mondialisation. La liberté est certainement le concept le plus implacable vis à vis des faibles, celui qui les laisse sur le carreau ...

Le macronisme

Par Mercredi 30 août 2017 Permalink 2

Le macronisme dévoile lors de cette rentrée l'idéologie qui le sous-tend. Le discours d'Emmanuel Macron hier à l'Elysée devant les ambassadeurs convient en substance que si l'islam est un ensemble, l'islamisme est un élément de cet ensemble, une partie de l'islam. Cette évidence n'a jamais été affirmée par François Hollande. Comble de l'audace (!), il rajoute islamiste au mot terrorisme, montrant par là qu'il n'a pas peur du réel! Après avoir admis que Bachar participe aux négociations de paix au moyen-orient, c'est un certain tournant auquel on assiste, dans la diplomatie française. Les moins difficiles s'en féliciteront. Néanmoins, l'observateur ne peut que s'inquiéter de la nomination le même jour pour la communication présidentielle d'un grand lèche-babouche devant l'éternel. Mitterrandiste béat, Mitterrand reste le premier à avoir grand ouvert nos frontières dès 1981, ce personnage attend l'élection future d'un musulman à la tête de la France. Si ça, ce n'est pas du remplacisme... Mais ce remplacisme fait partie du macronisme. Sur le plan économique, l'idéologie du président se place résolument en faveur des entreprises, pas du petit entrepreneur, mais des grandes entreprises. Le but in fine de la loi travail est de faire baisser les coûts salariaux ce qui est inévitable ...

Le medef se rassemble

Par Mardi 29 août 2017 Permalink 10

Les universités du medef débutent aujourd'hui. Le président Macron élu grâce au mouvement des entreprises de France ne viendra pas. Ni le premier ministre, dont personne ne connait encore le nom, ni la ministre du travail dont on connait un peu le nom, Pénicaud, à cause de son enrichissement dû aux suppressions d'emplois chez Danone, ne viendront non plus. Il reste néanmoins une cohorte de douze ministres, seconds couteaux, qui fera le déplacement. Nous n'aurons donc pas droit aux grandes déclarations d'amour d'un Ayrault ou d'un Valls envers les entrepreneurs. Pas besoin. Les actes en disent assez long. La grande loi Travail est sur le point d'être connue. Gattaz aidé par les think tank ultralibéraux omniprésents médiatiquement jette ses dernières forces dans la bataille. Tous ces gens n'ont plu qu'un mot à la bouche: DE-RE-GU-LA-TION! Et si ce n'est pas assez clair, le président du medef rappelle: "La réforme du code du travail doit aller loin... Comme prévu!". Reconnaissons à Emmanuel Macron qu'il n'a pas caché ses intentions. De là à dire qu'il a été élu pour ça, il n'y a qu'un pas que nous ne franchirons pas puisqu'à notre avis, il est à l'Elysée en désespoir de cause. Mais ...

L’économie française et la méduse morte

Par Vendredi 25 août 2017 Permalink 1

Qui n'a jamais vu une méduse sur le sable au bord de l'eau? C'est flasque, gélatineux, un peu transparent, gras, épais. Cette sorte de plante-animal est morte mais à chaque vague, on la voit bouger. Elle est ballottée par les remous de la mer. Le badaud regarde sans trop s'en approcher, pas très rassuré, puis s'en éloigne; elle peut être urticante. Et bien songez à l'économie française! Comme la méduse de la plage, notre pays est ballotté par la globalisation. Comme mort, il est incapable de s'affirmer et subit les remous de la superstructure économique. Un léger mieux au niveau mondial et le voilà qui voit s'améliorer légèrement des indices un peu farfelus comme le climat des affaires. Quelques chefs d'entreprises y trouvent leur compte et le font savoir. Certains, payés pour ça, prennent le relais et annoncent à la moindre occasion un retour à meilleure fortune. Mais notre économie moribonde ne dépend pas d'elle, se plie a minima à la conjoncture internationale sans jamais la transcender, elle suit à tâtons ce qui se passe ailleurs, avec du retard à l'allumage! "ça repart!" combien de fois l'avons nous entendu depuis trois mois? Cent fois au moins... "ça repart!", "on n'a jamais ...

La Banque de France ou le déni du réel

Par Vendredi 11 août 2017 Permalink 1

Avant hier, la banque de France venait au secours du gouvernement et prévoyait une croissance pour l'année 2017 de 1,6% au lieu de 1,4% attendu par le précédent gouvernement. Dans ce cas les économies budgétaires pour rentrer dans les clous des 3% de déficit seraient moindre. L'actuel gouvernement ayant le plus grand mal à trouver l'argent, cette annonce tombe à pic. Hier, l'indice PMI composite en juillet mesurant l'activité globale en France faisait état d'un ralentissement de l'expansion dans le secteur privé témoignant du peu d'entrain de l'économie française uniquement tirée par l'économie européenne. L'INSEE de son coté signalait le même jour qu'en juin la production industrielle avait reculé de 1,1% et la production manufacturière de 0,9%. Aujourd'hui, est paru l'indice des prix à la consommation français (IPC) qui a reculé de 0,3% sur le mois de juillet avec un rythme de progression sur un an qui s'établit à 0,7%. Cette inflation en berne témoigne du peu d'allant des consommateurs. Si l'estimation de croissance optimiste de la Banque de France a fait les grands titres des journaux, personne n'entendra jamais parler du PMI composite, de la production industrielle, de l'IPC révélant une économie moribonde où l'avenir glorieux du pays est repoussé sine die. ...

10 ans de crise des subprimes

Par Lundi 7 août 2017 Permalink 3

Il y a dix ans, commençait la crise des subprimes avec l'éclatement de la bulle des prêts hypothécaires à risque. Les états déversèrent des milliers de milliards d'argent pour sauver le système financier. C'était la plus grave crise depuis 1929. Elle n'est pas terminée. Certes, Wall Street bat record sur record avec des actions comme Boeing, Caterpillar ou Apple. La hausse continue des années Obama se prolonge avec le mandat de Trump. L'euphorie actuelle laisse envisager que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes! Il apparaît néanmoins que la rentabilité attendue d'un placement en action est plus mauvaise que jamais. Mais cette attractivité pour le risque se justifierait à cause des taux d'intérêt particulièrement bas maintenus ainsi par la politique des banques centrales. Donc la croissance future n'entre pas en ligne de compte. L'idée à gros trait est que comme les obligations de rapportent pas il faut acheter des actions... L'argument même sans y connaître grand chose semble particulièrement spécieux. Les actions ressemblent à une patate chaude qu'on se repasse avant de se brûler puisque leur hausse ne dépend plus vraiment des bénéfices et des chiffres d'affaire des entreprises. La concentration des richesses dénote un système malsain: Une dizaine ...

Muriel Pénicaud, démission!

Par Vendredi 28 juillet 2017 Permalink 3

Les scandales s'enchaînent au sein du gouvernement et de la nébuleuse République en Marche à un rythme soutenu. La société civile chère à Emmanuel Macron apparaît cupide, sans foi ni loi, sinon celles de l'argent roi. Ce n'est pas acceptable quand les intérêts de tous les français devraient théoriquement être défendus par ces gens. La caste des 1% n'a rien à faire dans un gouvernement sensé se pencher sur la résolution des difficultés de tous les français et non pas seulement de ceux dont le patrimoine mobilier leur fait payer un gros impôt sur le fortune. Muriel Pénicaud, la ministre du travail chargée de saborder les droits des salariés a des titres de noblesse à faire valoir dans ce domaine. " Elle a fait fortune en organisant des licenciements dans une entreprise, Danone, qui marchait bien" dixit Nicolas Dupont-Aignan. De manière plus explicative, le journal L'Humanité dévoile que "Muriel Pénicaud a réalisé en 2013 une plus-value de 1,13 million d’euros sur ses stock-options en tant que dirigeante de Danone, profitant de la flambée en Bourse qui a suivi l’annonce de 900 suppressions d’emplois du groupe en Europe." La ministre se défend dans le journal Le Figaro en déclarant: «Soyons clairs, l'attribution ...

3% le mantra Macron

Par Vendredi 21 juillet 2017 Permalink 3

La Banque Centrale Européenne dirigée par Mario Draghi rachète in fine les émissions de dette des pays européens dont le budget annuel ne devrait pas dépasser 3% de déficit. Pas directement puisque des investisseurs privés s'y collent au moment de l'émission obligataire. Mais ils ont la garantie d'être rachetés par la BCE. Sans celle-ci, ils n'achèteraient qu'à des taux très élevés et encore, les dettes des pays du sud, France comprise, puisque le risque d'une banqueroute est important (en plus des taux élevés accéléreraient la banqueroute). La zone € tenant à grand coup de création monétaire, la monnaie devrait ainsi être fragilisée au grand dam des pays du nord à cause de l'idée que plus il y en a en circulation moins elle vaut. Néanmoins cette création monétaire qui devrait aussi entraîner de l'inflation avec un € qui vaudrait moins cher n'en entraîne pas. Les pays du nord s'inquiète donc pour rien pour le moment. Pire, alors que la Fed aux Etats Unis tente une politique moins "accommodante", le $ baisse pourtant vis à vis de l'€ et l’enchérissement de notre monnaie va nous coûter très cher sur le plan des exportations. La hausse des taux de la Fed qui raréfie ...