Takashi Murakami (né en 1962)

Par Samedi 21 octobre 2017 Permalink 1

Des multiples de Takashi Murakami étaient présents, hier, 20 octobre 2017, à Drouot lors de la vacation organisée par Villanfray & associés ovv. Ses œuvres uniques sont vendues par les grandes maisons américaines et non sur le marché parisien. Il est le 34e artiste vivant le plus cher selon le classement établi par Artnet en 2016 avec 33 adjudications millionnaires recensées ces dix dernières années. Parmi ses records de vente, les sculptures My lonesome cowboy (1998) et Miss ko² (1997) ont été vendues respectivement par Sotheby’s NYC en 2008 et Phillips de Pury & Company NYC en 2010 pour 15.161.000$ et 6.802.500$. (voir ci-dessous). Takashi Murakami est bien connu en France grâce à la façon dont il a égayé les toiles monochromes des sacs Vuitton et par son exposition au château de Versailles qui fit scandale. L'artiste est plus intéressant que ça en associant dans son travail culture populaire et culture extrêmement élitiste. Inspiré coté oriental par la culture japonaise et coté occidental principalement par Andy Warhol, son oeuvre pop met en exergue le choc du monde nippon traditionnelle avec un modernisme venu d'ailleurs. Avec l'apparente naïveté d'une iconographie aux couleurs acidulées, son mouvement nommé "Superflat", mêle les aplats de ...

Clément Massier (1844-1917)

Par Dimanche 15 octobre 2017 Permalink 1

L'industrialisation et les entreprises artisanales se complètent au XIXe siècle pour faire revivre l'art de la céramique. Quelques grands noms vont ainsi émerger comme celui de Clément Massier formé à la poterie à Vallauris comme tous ses ancêtres depuis deux siècles. Il s'établit à son compte en 1883 et "avec le peintre symboliste Lévy-Dhurmer, il dirige l'atelier de céramique à Golfe Juan entre 1887 et 1896. Il s'inspire des faïences espagnoles et maures pour développer des glaçures métalliques colorées." Ajoutons à cette présentation de l'artiste faite par Gabriele Fahr-Becker pour son livre de référence intitulé "L'art nouveau", que la maison créée par Clément Massier est florissante en bénéficiant de la riche clientèle internationale de la Riviera séduite par sa pratique habile mettant en exergue un brillant remarquable et une couleur vert-violet très subtile. En une, le vase et la colonne vendus simplement "dans le gout de" sont typiques des glaçures réalisées par l'artiste et à Lyon, chez Aguttes svv, le 6 mai 2013, avec son style à l'antique et sa hauteur de 187 cm, il partit pour 6 375 €. Un groupe de toute beauté réalisé en collaboration avec le sculpteur suisse James Vibert, signé cette fois "Clément Massier, Golfe Juan", la ...

Céramique de Lorraine: faïence des Islettes

Par Samedi 14 octobre 2017 Permalink 1

La céramique de Lorraine mariant gaiement le blanc et le rose sur des plats où le coq, symbole du jour qui se lève, du retour de la lumière, d'une nouvelle renaissance de la nature, est souvent présent, n'a plus guère la cote dans les salles des ventes. Signe des temps, sans doute! Quand les difficultés de tous ordres étouffent la joie de vivre, la fête si bien mise en scène par l'"esprit lorrain" (mot d'Antoinette Fay-Hallé du musée de Sèvres) de cette céramique, n'est plus de circonstance. Au XVIIIe siècle les diverses faïenceries lorraines dépassent la cinquantaine et la province est la plus prolifique de France. Assiettes, bouquetières, bénitiers, plats, pichets ou pots à crèmes, rien de ce qui touche à la céramique ne leur est étranger. La manufacture royale de Lunéville aime les décors au chinois. La fabrique de Waly est comparée à celle, célèbre, de Moustiers dirigée au XVIe et XVIIe siècles par la famille Clérissy. La fabrique de Salvange pratique la technique du petit feu. Elle est suivie par la manufacture des Islettes d'abord appelée fabrique du bois d'Epense qui sublime la méthode pour créer une grande variété de nuance au service de nombreux dessins représentant des fleurs, ...

Claude Venard (1913-1999)

Par Dimanche 8 octobre 2017 Permalink 1

La peinture de Claude Venard illustre au commencement de sa carrière, dans les années trente, les débats qui animent le monde de l’art autour de la question du réalisme. Il avance un nouveau langage pictural rendant ses toiles lisibles, refusant de parcourir les sentiers d'une abstraction catégorique pour garder la compréhension du sujet. Il se retrouve ainsi à participer au groupe "Forces Nouvelles" au coté de Tal-Coat, Gruber, Rohner... Leur formation se sépare en 1942. Après-guerre, Claude Venard adopte un chromatisme très cru au service de compositions post-cubistes qui vont lui offrir une carrière réussie de son vivant et lui permettre de ne pas tomber dans l'oubli après sa mort. Son style très expérimental se conjugue à des textures et des couleurs d'une grande originalité. Ses œuvres sont exposées notamment à la Tate Gallery de Londres, au Whitney Museum de New York et au Musée d’Art Moderne de Paris, au Musée de Montréal, de Düsseldorf, de San-Paolo, de Mexico, de Palm Spring, de Bâle, de Munich, de Tokyo, de Buenos Aires, de Dallas. Ouf! Malgré tout ça Claude Venard reste assez peu connu du grand public alors que les amateurs d'art lui réservent lors de ses passages en salle de vente ...

François Boucheix (né en 1940)

Par Samedi 7 octobre 2017 Permalink 1

«Mon marchand d'art américain, Parkwest gallery, m'a dit que c'était tous des chefs-d'œuvre, et qu'il me considère comme l'un des plus grands du XX e siècle.» Voilà comment le peintre François Boucheix parle de lui. Sans doute a-t-il raison: de nos jours on est jamais mieux servi que par soi-même! Issu d'une modeste famille auvergnate, François Boucheix débute sa carrière à la manière d'un post impressionniste. Si ses premières œuvres teintées de romantisme plaisent dans les années 60, il est maintenant surtout reconnu pour son travail surréaliste qu'il entreprend à la suite de sa rencontre avec Salvador Dali. Sa production picturale est faite de plusieurs milliers de tableaux. Il sculpte à partir des années 2000. Il ne cesse d'écrire tout au long de sa vie. Ce créateur insatiable bénéficie d'une certaine notoriété à travers le monde grâce à des expositions de Tunis à Hanoï, de New York à Vichy... Ses paysages oniriques, un peu psychédéliques, connaissent dans les ventes aux enchères des fortunes assez diverses. Il faut constater que le travail de François Boucheix est assez daté et que les modes passent... Néanmoins le tableau en une, vendu à l'hôtel des ventes de Compiègne le 16 novembre 2013, marque un record français ...

Camille Fauré (1872-1944)

Par Dimanche 1 octobre 2017 Permalink 1

Seule Limoges capitale des émaux décoratifs depuis le moyen-âge pouvait accueillir Camille Fauré qui renoue à partir de 1925 avec l'émaillage en relief pour réaliser des vases cubistes aux motifs décoratifs géométriques et floraux. Son atelier qui avait été fondé en 1911, bénéficie alors de la collaboration des grands émailleurs de l'époque comme Alexandre Marty, Louis Valade ou Pierre Bardy. Pendant cinquante ans, ce natif de Périgueux multiplie des créations souvent exposées ensuite à Paris. Camille Fauré met donc Limoges à l'heure de l'art déco avec un style singulier et bien reconnaissable. Cette année 2017, le 25 mars chez Limoges enchères ovv, signalons deux enchères à cinq chiffres: la première pour le vase en une, en émail sur paillon (feuille brillante de métal placée sous les émaux translucides) à décor géométrique en camaïeu rose lilas ponctué de touche brune vers 1930, signé qui fit 15 840 €. La seconde ci-dessous, un vase boule, h 20 cm, en émail bleu à décor en éventail de Lucie Dadat, vers 1930 aussi, signé C. Fauré Limoges France qui plut à un amateur pour 13 440 €. Comme en témoigne aussi cet autre résultat, de 1925 aux années trente, les vases de Camille Fauré sont bien ...

Anna Quinquaud (1890-1984)

Par Samedi 30 septembre 2017 Permalink 1

Les parisiens connaissent les bas reliefs d'Anna Quinquaud de la façade de la cité universitaire internationale du boulevard Jourdan. Les roubaisiens se souviennent de l'exposition qui fit date en 2013 concernant l'artiste à La Piscine. Les aficionados des ventes aux enchères sont depuis une vingtaine d'années à l'affût des œuvres de la sculptrice mises en vente. Anna Quinquaud est donc à la mode. Cette femme, prix de Rome en 1924, orpheline de père à 4 ans et dont la mère était elle-même sculptrice et élève de Rodin, préfère partir en Afrique plutôt qu'à la villa Médicis pour parfaire son éducation de plasticienne. L'exposition coloniale de 1931 lui donne raison car elle séduit les visiteurs par ses bronzes exécutés à partir de portraits ethnographiques façonnés sur le vif du Soudan à Madagascar. Dans cette veine, elle travaille par la suite avec la manufacture de Sèvre ou les maisons quimpéroises de faience. Comme il arrive souvent, Anna Quinquaud est dans l'air du temps à cause d'un malentendu ou par provocation. Chrétienne engagée, membre du groupe catholique des beaux arts, active supportrice du renouveau des arts sacrés, son travail artistique n'est pas sans démontrer un certain prosélytisme en cherchant à christianiser le continent africain. ...

Pierre Guariche (1926-1995)

Par Dimanche 24 septembre 2017 Permalink 1

La chaise Tonneau de Pierre Guariche (en une) ou sa chaise tulipe monocoque en résine de polyester font partie de ces belles réalisations des années 50 restées graver dans l'esthétique d'une génération. Le designer est qualifié avec quelques uns de ses confrères de l'époque, par Solange Gorse, rédactrice en chef de "La maison française", de "jeune loup". Cette génération de créateurs formée à l'Ecole nationale supérieure des arts décoratifs de Paris (ENSAD) propose des meubles "astucieux" venant dans un deuxième temps à la suite de ceux de l'après-guerre. Les œuvres de Pierre Guariche sont inventives et intemporelles. Les lignes de ses meubles épurées et raffinées, ses luminaires édités en un petit nombre d'exemplaires intéressent encore aujourd'hui. A l'époque, c'est la modernité qui entre dans les intérieurs français. Cette modernité grâce à sa rigueur d'exécution continue donc à plaire... Mais sans atteindre les prix fous enregistrés par ses aînés Prouvé, Perriand, Le Corbusier. Pierre Guariche constitue-t-il alors une opportunité d'achat avant que sa côte ne s'envole? Quelques exemples vous permettront d'en décider: - Ci-dessous, 16 mars 2015, Rennes enchères svv, lampadaire G2, laiton et métal laquée noir pour la structure, vers 1950, 178 x 40 x 35 cm, 6 897 € - Ci-dessous, ...

Blanche Hoschedé-Monet (1865-1947)

Par Samedi 23 septembre 2017 Permalink 1

Blanche Hoschedé-Monet, l'ange bleu comme la surnommait Clémenceau, est deux fois la belle fille de Claude Monet. D'abord parce qu'elle est la fille qu'Alice Raingo a eu de son premier mari avant de se remarier avec Claude Monet et ensuite parce qu'elle a épousé le fils du fondateur de l'impressionnisme. Enfin il existe un troisième lien plus personnel avec son beau-père quand elle devient, une fois veufs tous les deux, la maîtresse de maison de celui-ci et qu'elle accueille avec charme les visiteurs de Giverny. Quand on a dit cela, on n'a pas pour autant résumé la vie de Blanche Hoschedé-Monet; elle est aussi une grande artiste aujourd'hui reconnue des amateurs d'art. Pendant l'été de ses dix-sept ans, elle aborde la peinture en portant l'attirail du maître. Ce dernier lui découvrira plus tard du talent et observe ses progrès du coin de l’œil sans trop lui donner de leçons se bornant à lui dire de reproduire de qu'elle voit. Forcément inspirée par Claude Monet, ses œuvres s'attachent à rendre la lumière changeante au quotidien de son environnement fait de jardins et de rivières. Ses propres qualités permettent de découvrir dans ses tableaux autre chose qu'une pâle copie de ceux de son ...

Truphémus, Jacques ( 1922-2017)

Par Dimanche 17 septembre 2017 Permalink 1

Jacques Truphémus est décédé la semaine dernière à l'âge de 94 ans. L'artiste peintre fait ses études à Lyon pendant la guerre et participe ensuite au mouvement intitulé sanzisme (sans isme), né dans cette ville, qui rejette les courants artistiques. Ces jeunes artistes ( Jacques Truphémus, André Cottavoz, Jean Fusaro, Henri Lachièze-Rey, Simone Gambus, Henri Castella...) refusent de trancher entre abstraction et figuratif et privilégient la matière dans une veine lyrique ou géométrique avec une palette riche aux pigments colorés. Alors qu'un portait ou qu'un paysage soit traité, tout devient affaire d'atmosphère, de rayons de lumière vaporeuse, de formes suggérées dans de subtiles nuances de couleurs. Jacques Truphémus n'est pas le moindre des représentants de cette école lyonnaise. Très tôt dans sa carrière les musées de Genève et de St Etienne lui achètent sa peinture. Le musée des Beaux-Arts de Lyon lui dédie un accrochage en 1986, en 2012 puis en 2013. Une grande rétrospective a lieu à Villefranche-sur-Saône en 2004 au musée Paul Dini. A Paris, la galerie Claude Bernard le représente. Aussi les passages en ventes publiques de Jacques Truphémus sont toujours remarqués. Dernièrement, le 1er juin à Lyon, chez De Baecque & associés ovv, le tableau en une intitulé ...