Calais

Par Mercredi 29 juillet 2015 Permalink 23

Comme prévu, les migrants, arrivés en Italie au printemps dernier après avoir traversé la Méditerranée,  se retrouvent à Calais pour tenter cette fois de traverser la Manche. Mais l’espace Schengen dont la porosité dans le sens des entrées n’est un secret pour personne, se révèle bien plus imperméable concernant la sortie.

La Grande Bretagne n’hésite d’ailleurs pas à investir des millions de livres sterling pour fermer sa porte au niveau du passage français. Semblant ignorée le trajet effectuée par cette population, elle se désintéresse de leur entrée en Europe du moment que le continent la maintient sur son sol et préserve ses îles de cet afflux commençant à prendre des proportions jamais vues jusque là. Le pays a pourtant participé à la déstabilisation totale de l’état libyen et la logique voudrait qu’il agisse dès les cotes africaines puisque c’est chez lui que ces gens veulent aller.

Curieusement, rien ne lui est demandé et les propos de Bernard Cazeneuve incitant les migrants à demander l’asile en France ne sont pas pour l’inciter à changer de politique. Du coup après le bouclage hermétique du port calaisien, les soudanais, érythréens, nigériens, syriens, etc, s’engouffrent de plus en plus nombreux dans le tunnel sous la Manche. À l’évidence certains doivent réussir à passer, donnant l’espoir aux autres et faisant de la région une jungle de moins en moins contrôlable. Les candidats au passage seraient passés de 600 en janvier à au moins 5000 en ce moment, mais les chiffres sont à n’en pas douter sous évalués… Des passeurs s’organisent déjà pour proposer la traversée en zodiac mais le coût de celle-ci pousse les moins argentés à continuer à préférer les remorques des nombreux camions qui prennent le tunnel.

Chacun se souvient de la farce que constituait le cordon de sécurité installé à Menton cherchant à faire croire aux français que le territoire était gardé! Les faits montrent que  la France n’est absolument pas protègée et que son besoin de souveraineté aux frontières passe par la sortie de Schengen le plus rapidement possible. Hélas, notre angélique et laxiste gouvernement n’est pas prêt à s’y résoudre.

Frédéric Le Quer