« ça va mieux », mon cul!

Par Mercredi 29 juin 2016 Permalink 3

De « la reprise est là » à « ça va mieux » en passant par « l’alignement des planètes », François Hollande et son premier ministre n’ont jamais eu peur de fanfaronner avant même le début d’un commencement d’embellie économique. Evidemment, comme pour tous les jeux de hasard, on perd plus souvent qu’on gagne et eux, pour le malheur de la France et des français, ils se plantent lamentablement à chaque fois.

Concernant le denier slogan « ça va mieux », ils pourront se prévaloir du Brexit qu’ils chercheront à faire apparaître comme l’unique objet de la triste réalité, « c’est de pire en pire! ». Pourtant encore une fois, ils mentiront. Les indices Markit de la semaine dernière, parus avant le vote britannique montrent une dégradation dans tous les domaines. La baisse d’activité dans l’industrie que certains prennent par dessus la jambe dans notre économie soi-disant avancée, continue de marquer ni plus ni moins qu’une récession. Pire elle s’accentue en juin! Mais les services? Me direz-vous alors. Et bien eux aussi témoignent d’une grande faiblesse en franchissant à la baisse le seuil qui sépare croissance et récession. Tout cela est d’autant plus dramatique que la cour des comptes chiffre ce jour le dérapage des finances publiques en 2016 entre 3,2 et 6,4 milliards d’euros, excusez pour l’imprécision mais il faut ménager la susceptibilité des dirigeants, même incompétents! Tout ça pour rien? Presque, tout ça pour cacher la misère d’un quinquennat pitoyable et permettre au sortant de se représenter. Hollande jongle avec les milliards de dette française uniquement dans son intérêt personnel dans l’espoir de continuer à profiter du pouvoir.

Toute l’Europe n’est pas dans le même bateau. L’Allemagne résiste, son industrie ne cesse de croître et l’écart avec la nôtre n’a presque jamais été aussi grand! Compte tenu de ces résultats, Hollande ne peut que se plier à la volonté de la chancelière. La France est le petit chien de l’Allemagne et joue les roquets en aboyant pour réclamer de l’aide ou pour s’énerver contre un autre pays. Son maître allemand la regarde apitoyé en se demandant comment un tel pays avait pu tomber si bas!

Frédéric Le Quer