Brexit, ça avance

Par Samedi 4 juin 2016 Permalink 3

Des journaux comme The Telegraph, présentent sur leur site un compte à rebours permanent en jours en heures en minutes et en secondes avant le référendum du 23 juin sur le brexit. La question brulante est débattue sur Sky News tous les vendredi soir avec un invité politique de premier plan. La semaine dernière David Cameron a raté son passage. Hier son ministre de la justice favorable au brexit, Michael Gove l’a réussi.

Même son appartement en France est passé comme une lettre à la poste! C’est dire! Alors que Cameron avait été très attaqué huit jours plus tôt, son ministre a été applaudi. En fait Michael Gove est la caution politiquement correct et donc présentable des partisans du brexit. Il ne fustige pas l’islam, il prend ses distances avec Trump et évite de parler à tout bout de champ d’immigration. En votant pour le brexit des britanniques pourront ainsi se prévaloir de lui plutôt que du vilain petit canard de Nigel Farage qu’il a d’ailleurs désavoué pour ses propos xénophobes en saluant la Grande Bretagne multiculturelle. En revanche, il s’en prend avec vigueur aux élites irresponsables de Bruxelles sans légitimité démocratique. Concernant les économistes favorables au maintien dans l’UE, après avoir remis en cause leurs compétences, il a affirmé qu’ils n’étaient pas indépendants et financés par Bruxelles. Prenant le contre pied de leur argumentaire, il a fait valoir que ce serait l’occasion de créer plus d’emploi et la possibilité d’aider l’industrie de l’acier.

Donc, les « brexiters » bon teint ont le héraut qui leur permet de garder bonne conscience. Farage était bien trop brut de décoffrage et l’ancien maire de Londres, trop iconoclaste! Dans le cas d’une sortie du Royaume Uni, Michael Gove offre le bouleversement dans la continuité. Alors les bookmakers (http://www.oddschecker.com/) proposent environ 1 chance sur trois pour le maintien et environ une sur deux pour le brexit et les deux tiers des anglais pensent d’ailleurs d’après un sondage Ipsos Mori que la sortie de l’UE ne rendrait pas la situation plus mauvaise…

Frédéric Le Quer