Boris Johnson

Par Lundi 16 mai 2016 Permalink 2

Boris Johnson, l’ancien maire de Londres est l’un des favoris pour succéder à David Cameron comme Premier ministre, au cas ou le Brexit l’emporterait. Favorable à la sortie du Royaume Uni de l’Union Européenne, il a déclaré hier qu’en créant un super état européen, cette dernière marchait sur les traces de Napoléon et Hitler. Nigel Farrage le soutient. Les caciques continentaux sont révoltés.

Boris Johnson a des arguments à faire valoir pour émettre cette sorte d’affirmation extrême. Depuis vingt ans l’organisation cherche à s’imposer à marche forcée en négligeant d’avoir le soutien des citoyens, et en venant maintenant à s’opposer aux référendums devenus soi-disant des « outils inappropriés ». Pourtant dans quelle autre région du monde trouve-t-on des gens aussi instruits et donc responsables qu’en Europe? Nul part, mais malgré cela l’évolution de l’organisation serait trop complexe pour être l’objet d’un vote démocratique. Les euro sceptiques la voit plutôt trop totalitaire pour daigner se remettre en cause…

Comme prévu le Brexit est l’objet d’une propagande inouïe de la part de ceux qui veulent le maintien. Une député anglaise survoltée a affirmé qu’ il était « inacceptable  que la populace puisse rejeter un accord pris par les parlements »! Le mépris pour le peuple de la Nomenklatura est un signe puissant des dérives de l’Union Européenne. Cette crispation arrive après une longue suite d’exemples démontrant le tour antidémocratique que prend cette institution. La volonté de s’arroger un droit de regard sur la composition des gouvernements des pays membres devient la suite logique du déni de démocratie qui éclate au grand jour après chaque élection qui ne va pas dans le sens voulu par Bruxelles.

Le problème des migrants révèle avec force l’emprise de l’Union Européenne sur les états qui peinent à résister au diktat. Dans les pays de l’est qui résistent, on tente de fomenter la sédition avec des manifestations comme en Pologne organisées par l’étranger. La réflexion de Boris Johnson toute outrancière qu’elle apparait n’est pas dénuée de sens.

Frédéric Le Quer