Bernard Cazeneuve: La provocation

Par Mercredi 7 décembre 2016 Permalink 5

Depuis quelques jours les français assistent à une crispation du pouvoir exécutif jamais connue sous la Ve république. Alors que le président Hollande sait sa politique si impopulaire qu’il ne se voit plus aucune chance d’être réélu et renonce à tenter de renouveler son mandat, au lieu de démissionner séance tenante (mais la soupe est tellement bonne!) ce qui aurait acté honnêtement sa juste analyse, il rameute ses derniers fidèles pour diriger l’état encore six mois au mépris de ses concitoyens. Bernard Cazeneuve à Matignon et Bruno Le Roux place Beauvau montrent que l’important pour ce régime n’est pas la légitimité populaire mais la possibilité de profiter le plus longtemps possible des ors de la république.

Nos médias, toujours aussi soumis, nous infligent depuis quarante huit heures le panégyrique du nouveau premier ministre. L’individu qui en tant que ministre de l’intérieur, a eu les pires résultats en Europe ces dernières années avec des centaines de victimes du terrorisme islamique sur la conscience, se voit parer de vertus toutes plus belles les unes que les autres faites pour enthousiasmer les français. Son allure de nain de jardin montre pourtant assez bien le style du bonhomme, une attristante potiche défigurant encore un peu plus le paysage politique. Mais pour cet indigne milieu, l’important est de serrer les rangs et François Hollande se présente encore une fois tel qu’il fut depuis quatre ans, i. e. incapable de comprendre les aspirations des français ou plus probablement résolument décidé à les contrer. Élu en mentant, il dirige en schizoïde en ignorant systématiquement la volonté d’un peuple.

On rira, jaune peut-être, en pensant que la clique journalistique nous proposait avec le plus grand sérieux la possibilité d’avoir Najat Vallaud Belkacem comme premier ministre. Il s’agissait certainement d’un message optimiste à destination des banlieues. Vis à vis des français ce signe de dhimmitude eut été le couronnement des années Hollande.

Frédéric Le Quer