Barroso, l’accapareur

Par Lundi 11 juillet 2016 Permalink 5

José-Manuel Barroso continuait, (continue?) à percevoir 13 540 € en vertu d’une rémunération que ces européistes se sont alloués pendant trois ans après avoir quitté leur poste de commissaire européen. Elle est justifiée par le fait qu’elle ôterait l’envie d’accointances mal venues entre les haut fonctionnaires européens et des multinationales privées. La lutte contre la corruption passe d’après ces gens par des revenus mirobolants pendant et après leurs fonctions afin qu’ils ne puissent être soudoyés!

On se souvient de l’attitude de Moscovici en 2015 qui n’osait avouer en public tout en s’en vantant en privé, sa rémunération de commissaire européen. Les rémunérations indécentes qu’offre une organisation internationale qui ne cesse de prôner la rigueur budgétaire pour les pays en difficulté, ne sont rien d’autre qu’une captation des deniers publics. Ces milieux s’accaparent des richesses sur le dos des peuples en s’assurant une fortune sur plusieurs générations que les politiques des banques centrales ne cessent d’accroître avec un Quantitative Easing dont ils sont les bénéficiaires mais qui sabote un bien commun qui est la valeur d’une monnaie. L’idée est de se remplir les poches de pognon le plus vite possible, avant qu’il ne soit trop tard et qu’un jour les citoyens renversent tous ces individus qui n’apportent rien à la communauté, ne créent aucune richesse mais se servent copieusement.

Mais visiblement pour Monsieur Barroso, ce n’était pas encore assez et il se fait embaucher par une banque américaine et pas n’importe quelle banque, la Goldman Sachs, celle qui magouilla les comptes de la Grèce pour la faire entrer dans la zone € en 2002. Les services qu’a rendu Barroso à la finance internationale, en 2010-2013 pendant la crise de la dette en la faisant supporter par les peuples et en sauvant les banques sont aujourd’hui payés et le voilà maintenant en train de gérer les suites du Brexit pour la banque d’affaire privée. Prenant bien les gens pour des cons, il n’hésite pas à préciser qu’il est « très impressionné par l’engagement de Goldman Sachs pour les niveaux les plus élevés en terme d’éthique »!

Ce pantouflage dénote à quel point l’intérêt général des européens passe largement après les intérêts privés d’une nomenklatura ploutocratique digne des heures les plus sombres d’un quelconque régime totalitaire.

Frédéric Le Quer