Au sujet du détournement de fonds publics

Par Jeudi 16 mars 2017 Permalink 4

Le détournement de fonds publics est une pratique très courue en France. Si François Fillon a mis plusieurs années à récupérer sur le dos de l’état autour d’un million d’euros, Emmanuel Macron en une soirée en a siphonné 390 000 €. L’un s’est servi des libéralités que se sont octroyées les parlementaires pour faire travailler plus ou moins fictivement sa famille. L’autre a utilisé les crédits de son ministère de l’économie grâce au laxisme des règles qui laissent les deniers publics à la discrétion de nos dirigeants. Pour Fillon il en est résulté un enrichissement direct, alors que Macron faisait un pari sur l’avenir peu risqué puisqu’il ne lui en coûtait rien et qu’il le jouait avec l’argent de l’état.

Mais Macron qui débute sa campagne électorale à Las Vegas n’intéresse guère nos médias. Ils s’en font l’écho a minima attendant que l’histoire soit étouffée comme si emmener un aréopage de chefs d’entreprises françaises outre atlantique gratis pro deo avec le fric des impôts des citoyens français pour organiser son autopromotion en vue de l’élection présidentielle n’avait que peu d’importance! C’est pourtant la même face du délabrement dans lequel toujours le même petit noyau surnage alors que tous les autres sombrent. Il se goinfre, mène grand train à travers le monde pendant que la pauvreté et le nombre des chômeurs croissent, que le déficit commercial n’a jamais été aussi élevé et que la dette française devient incontrôlable, oui incontrôlable d’après les économistes à partir de 100 % du PIB, enfin et surtout que l’insécurité ne cesse de progresser pendant que le territoire se libanise.

Inutile d’être naïf! De tout temps, des dirigeants ont profité de l’état, confondant leur argent personnel avec l’argent public. De tout temps cette situation fut acceptée tant que sur les français ruisselaient quelques miettes montrant l’efficience gouvernementale. Mais de tout temps aussi, à chaque fois que les caciques s’enrichirent sur le dos d’un peuple systématiquement lésé et que leur incompétence égalait leur cupidité, les citoyens finirent par se soulever pour remplacer la caste dominante par une autre. L’heure va bientôt sonner.

Frédéric Le Quer