Au secours Les Républicains!

Par Mardi 19 juillet 2016 Permalink 1

Le gouvernement français ne tient plus qu’à un fil. Le moindre coup de pichenette donné par une opposition un peu courageuse le ferait tomber. Mais le parti « Les Républicains » semble avoir un tel respect pour les institutions et le calendrier électoral qu’on en arrive à se demander si il s’agit bien d’une alternative de droite.

Les centaines de morts et de blessés français laissent notre opposition parlementaire muette. Elle rouspète un peu, commence à faire les gros yeux à l’incorrigible Cazeneuve (toujours droit comme un I quelques soient les circonstances, le crâne luisant et la bedaine fière se dédouanant de tout et se félicitant constamment) et promet parole d’honneur que si ça continue, elle se plaindra à qui de droit!!! Elle fait bien attention à être politiquement ultra correcte ce qui obligatoirement la rend non seulement inaudible mais surtout exaspérante. À force de vouloir être élus grâce aux voix de gauche, les LR refusent le combat politique avec le Parti Socialiste et désespérent leur fidèle électorat. Avec les régionales, ils ont cru comprendre que les bonnes places leur tomberaient tout cuit dans le bec l’année prochaine à condition de ne pas froisser les susceptibilités de gauche. Alors ils s’emploient quoiqu’il arrive, à prôner le vivre ensemble, l’identite heureuse et bientôt s’il le faut le bilinguisme à l’école français arabe.

Rappelons à ces braves gens que le pouvoir ne s’obtiendra pas sans combattre! Les petites phrases sans lendemain sont largement insuffisantes pour représenter une alternative ambitieuse au gouvernement de lâches qui dirige la France. L’impression que Les Républicains ne feront pas mieux que le ramassis d’irresponsables actuels est dramatique. Comme les autres, ils n’ont aucune idée de la France. Comme les autres, ils sont ballottés par les courants les plus mortifères de la pensée mondialiste. Comme les autres, le pouvoir est une fin sans jamais être le moyen d’appliquer concrètement des idées qu’ils n’ont d’ailleurs pas.

Frédéric Le Quer