Albert André (1869-1954)

Par Samedi 9 septembre 2017 Permalink 1

Albert André a rapidement été un peintre reconnu de l’écurie Durand-Ruel, avant d’être une figure de la scène artistique française. Grand ami de Renoir à qui il consacre une biographie, l’écrivain, l’illustrateur, le décorateur dirige à partir de 1917 le musée de Bagnols-sur-Cèze qui devient sous son impulsion la première institution provinciale d’art contemporain.

Si l’artiste se lie en début de carrière aux nabis (palette aux couleurs pures, une vision exagérée des formes), la guerre de 14-18 voit Albert André, échappant aux évolutions artistiques du fauvisme, du cubisme et de l’abstraction, se tourner vers un réalisme aux figures silencieuses avec des scènes intimistes ou des natures mortes aux tonalités subtiles.

Sur le plan personnel, Albert André est né à Lyon. Il se marie en 1905 avec une femme peintre, Marguerite Cornillac. A partir de 1924, il prend pour modèle Jacqueline Brétégnier qui devient d’abord sa maîtresse avant que le couple officiel ne l’adopte et qu’elle devienne leur fille adoptive. Il meurt à Laudun dans le Gard.

Albert André dont une grande partie de la production se trouve aux Etats-Unis, ne fait pas partie des post-impressionnistes les plus prisés. 2017 enregistre néanmoins quelques beaux résultats aux enchères le concernant. Notons d’abord l’huile sur papier en une, 40,5 x 61 cm, intitulée « un dimanche après-midi sur la pelouse du parc », qui, le 17 juin 2017, vibra contre la somme de 18 750 € chez Conan Hotel d’Ainay à Lyon.

Ci-dessous, le port de Marseille, 65 x 54 cm, huile sur toile, fit le même jour chez Hôtel des ventes d’Avignon ovv, 11 000 € au marteau.SAM_4258

Enfin, signalons cette vue de Pigalle, ci-dessous, 60 x 73 cm, au cadrage plongeant japonisant, qui chez Rémi Le Fur ovv à Drouot atterrit le 17 mars 2017 à 28 749 €.SAM_4255

Frédéric Le Quer