Alain Juppé, l’élu des médias

Par Mardi 26 mai 2015 Permalink 20

Les médias ont commencé leur campagne électorale pour la présidentielle de 2017. Les premiers sondages sortent, donnant largement vainqueur Alain Juppé contre Nicolas Sarkozy lors des primaires à droite, histoire de tenter, dès maintenant, de bien manipuler un électorat que les ploutocrates pensent tenir au travers de leurs acquisitions de journaux et télévisions.

Alors, tous les moyens sont bons et surtout les plus contestables car les moins objectifs. Le journal, Le Parisien, se basant sur quelques coups de fil passés par l’institut Odoxa, nous annonce éhontément le choix des électeurs. En fait, dans le panel de citoyens choisis, ils sont  quelques dizaines seulement à compter se rendre aux urnes. Autant dire rien si on ajoute en plus les enquêteurs qui insistent un peu lourdement pour à tout prix avoir une réponse. Le sondage n’a aucune espèce de valeur sinon de montrer que le tripotage de l’information a débuté très fort et que le camp d’Alain Juppé bénéficiera tout au long de la campagne du soutien des caciques. « Le préféré, c’est Juppé », dit Le Parisien sans ambage aux gens qui n’en savaient jusque là rien!

Les chaines de télévision, le magazine Le Point, suivi par les autres hebdos, en mettant à part Valeurs Actuelles, ont la même ligne éditoriale. C’est leur droit. Mais la malhonnêteté du comportement réside dans la dissimulation: Cacher son choix pour mieux tirer les ficelles en faisant semblant d’être neutre! La presse française montre encore et toujours son manque de déontologie. Heureusement qu’il y a encore internet!

Alain Juppé est l’élu de ces faiseurs d’opinion comme ils aiment se croire parce qu’il est devenu mondialiste, européiste, pro euro, pro islam avec une vague tendance sociale bon teint dont il se targue grâce à sa ville de Bordeaux. Le Juppé du RPR est mort et enterré, c’est le Juppé revenu du Canada qu’il faut dorénavant voir. C’est l’atlantiste, ami de la financiarisation et des flux migratoires qui se propose de devenir le futur chef d’état. Les différences avec l’actuel sont minimes, mais, pour donner l’illusion que la démocratie n’est pas un leurre, une alternance s’avère nécessaire. Il faut donc que le président change en 2017 pour que rien ne change!

Frédéric Le Quer