Afrique: Une marchandise humaine

Par Lundi 27 novembre 2017 Permalink 1

Depuis juillet dernier des pays d’Afrique de l’ouest veulent limiter à trois le nombre d’enfants par femme alors que le taux de fécondité est actuellement de 5,6 enfants par femme. Pour le moment, rien n’est vraiment obligatoire, les gouvernements comptant sur une meilleure éducation des femmes et l’accès au planing familial pour y arriver. Bref ce ne sera pas demain la veille!

Pourtant, beaucoup de ces gosses sont malheureux comme le montrait hier un reportage de TF1 sur les enfants esclaves, vendus à des gens un peu moins pauvres pour servir de main d’oeuvre à vil prix. Ce que l’émission ne racontait pas, encore moins politiquement correct, ce sont les cas de plus en plus nombreux d’abandon pur et simple d’enfants sous prétexte qu’ils seraient possédés par le diable. La superstition en Afrique autorise les pires comportements! Ces enfants à partir de 4 ou 5 ans s’agglutinent autour des marchés des grandes villes. Des enfants sorciers, appelés shégué ou talibé selon le pays, et qui ne vont connaitre du monde que l’exploitation, la maltraitance et les viols.

Je ne résiste pas à mettre ce témoignage diffusé par une publication chrétienne évangéliste « Magazine »: « C’est maman qui m’a chassé. Parce que je mangeais trop. Je réclamais. On m’a injurié et frappé avec un bâton pour que je dise que j’avais la sorcellerie. Maman m’a amené à l’église de Bima [Eglise évangélique de la commune de Bumbu ndlr]. Là, on a dit que j’étais un sorcier. On m’a mis de l’huile sur les yeux pour me délivrer. Mais quand on est rentrés à la maison, maman a pris mes habits et m’a dit de partir, que j’étais un sorcier ».

Ce sont parfois ces mêmes gosses qui émigrent vers l’Europe y voyant un Eldorado. Ils passent par la case esclavage en arrivant dans les pays du Maghreb. Comme ont toujours fait les arabes vis à vis des noirs! Et quand ils parviennent à franchir la Méditerranée, qu’est-ce que les européens peuvent attendre d’eux? Rien. Le poids de leur non-éducation est irréversible.

Le monde actuel transforme l’être humain en marchandise. La ploutocratie occidentale importe des pauvres gens d’Afrique au mépris d’eux-mêmes comme de ceux qui les accueillent contraints et forcés. Déguisé sous des oripeaux humanitaire, le monde a rarement commis une telle horreur.

Frédéric Le Quer