Affaires Weinstein, Rozon et consorts

Par Vendredi 20 octobre 2017 Permalink 3

Après l’affaire Weinstein, producteur hollywoodien, et maintenant l’affaire Rozon, homme de télévision en France et au Canada, l’actualité se concentre actuellement sur les faits de harcèlement et d’abus sexuels. Apparemment, il semblerait donc que toutes les femmes que l’on voit sur le petit comme sur le grand écran ont été victimes de prédateurs machistes. Et gare à celles à qui rien n’est arrivé: elles passeront inévitablement pour des tromblons incapables d’inspirer le désir. Faire partie du camp des proies devient un gage de féminité!

Donc le citoyen lambda est en train d’apprendre ébahi par de telles révélations, que, dans le milieu du show biz, il faut mieux coucher si on veut arriver. Horreur! Malheur! On se croyait au couvent des oiseaux, on se retrouve dans celui qui fit l’éducation de Juliette où moralité, religion ou simplement honnêteté sont dépourvus de sens. De pauvres jeunes filles pures viennent à la recherche d’un rôle qui saurait mettre en valeur leur talent de comédienne et elle se retrouvent à devoir en prouver un autre. Tout cela n’est évidemment pas très sein… ou sain, je ne sais plus! En tout cas, le milieu de l’entertainment s’affole. Tous les hommes hétéros sont dans le viseur. Ceux qui ont déjà été pris la main dans sac, l’expression n’est peut-être pas bien choisie, tant pis, la main dans le sac, donc, se confondent en excuses et projettent une thérapie, j’espère qu’elle ne sera pas de groupe ce qui risquerait de la rendre contre-productive.

A coté de ce cirque, la prudence extrême dont témoignent les jeunes filles et les femmes qui vivent dans les quartiers, est devenue pour elles une seconde nature. On a essayé de s’y intéresser au printemps quand reviennent les jours où le port des jupes enjolive la gente féminine. Mais cela n’a pas eu de succès car les témoignages pouvaient tendre à l’islamophobie. Nos médias y ont vite mis le holà. Là, on assiste à un spectacle qui n’apprend strictement rien sur nos sociétés. Parfait. S’il se passe quelque chose, on vous le dira!

Frédéric Le Quer