A mort les agriculteurs!

Par Lundi 29 février 2016 Permalink 2

Les socialistes ont toujours eu du mal avec les agriculteurs. Les mondialistes ont du mal avec les agriculteurs. Le monde paysan est avant tout le terroir même s’il s’essaie au hors sol croyant se moderniser mais sombrant ainsi inéluctablement dans les griffes de l’industrie agro-alimentaire. Et le terroir c’est la France éternelle, celle dont on ne veut plus.

Quand un pays n’est plus souverain, peu lui importe d’être en capacité de nourrir sa population. Les paysans deviennent une gêne pour un gouvernement qui n’aime pas ses concitoyens. Le cochon, le lait, le bœuf, personne n’en a rien à faire qu’il soit français. L’unique pouvoir des paysans est leur capacité de révolte, leur violence quand ils ont le dos au mur. Ils comprennent qu’ils se sont fait avoir par les banques, l’Union Européenne, la loi du marché, la mondialisation et la France avec son syndicat agricole, ses énarques, son gouvernement.

Les Beulin et consorts sont naturellement leurs ennemis au sens marxiste, des ennemis de classe, puisque leurs intérêts divergent complètement. Mais les paysans ont encore un certain mal à admettre cette 5e colonne en leur sein qui n’est là que pour les endormir avec de belles paroles hypocrites tel le serpent du livre de la jungle. Alors ils s’en prennent directement à l’exécutif complice des multinationales qui a renoncé à protéger ses ressortissants et en particulier les agriculteurs français. « Fumier, connard, bon à rien »  ont qualifié le président de la république. Le naif « on n’est pas des migrants » montre clairement qu’ils n’ont rien compris. Pour notre gouvernement, ils ne valent pas plus que les migrants. Français, afghan, irakien, syrien, c’est pareil pour lui. Il ne se sent aucune espèce de responsabilité première pour ses compatriotes. Il l’ a aussi montré en laissant outrageusement l’avantage à l’Allemagne dans ce secteur sans se soucier qu’en abandonnant la PAC, des familles françaises en mourraient.

Manuel Valls est chahuté aussi, mais sans micro ni image, puisque les médias sont encore plus mondialistes que le gouvernement. La complicité joue à plein et quoiqu’il arrive, comme personne ne sait, il ne se passe rien, juste un mauvais moment, aucun risque de propagation dans d’autres couches de la population. Pour les paysans, leur seule solution c’est la révolution, sans quoi ils survivront d’aumônes de plus en plus parcimonieuses jusqu’à ce qu’ils crèvent.

Frédéric Le Quer