La lamentable histoire de « Moi Président »

Par Mardi 19 août 2014 Permalink 19

Le gouvernement admet la situation économique très difficile dans laquelle la France patauge. Sans en tirer la moindre conséquence, ses quelques décisions  restent inscrites dans l’orthodoxie néolibérale imposée par l’étranger et sinon le président attend  passivement un sursaut mondial dans lequel la France serait entrainée comme un navire l’est par le courant. Ni volontaire, ni ambitieux la lâcheté face à l’adversité devient une politique.

La repentance n’est pas de mise. Pourtant les deux dernières années pour rien pèsent lourd dans l’appauvrissement de la population. L’arrogance et l’autosatisfaction lors des inaugurations de chrysanthèmes que multiplie François Hollande suintent dans ses discours et heurtent les gens qui se battent. L’impression qu’il abandonne le pouvoir, le vrai, celui capable de peser sur l’avenir de la nation, est de plus en plus saisissante.  Sa passation  en faveur de la BCE est bien comprise par Mario Draghi qui pousse ses pions et n’hésite plus à réclamer  à voix haute des transferts de souveraineté de plus en plus grands. Le président s’en satisferait bien à condition que cela se fasse en toute discrétion. C’est une honte pour la démocratie française

La communauté nationale s’étiole de deux façons. D’un côté par les immigrés en trop grand nombre qui sans être des citoyens puisqu’ils ne sont pas capables de se fondre dans la communauté nationale justement, bénéficient des largesses d’un état faible qui ne sait plus dire non. Francois Hollande espère en tirer un profit électoral qui montre encore un peu  plus son machiavélisme à la petite semaine! À noter que le Danemark exige dorénavant une présence sur son sol de plusieurs années avant la distribution d’aides sociales pour les nouveaux entrants. De l’autre par des différences de revenus gigantesques entre les mieux rémunérés et les plus bas revenus, phénomène qui si il était de 1 à 20 dans les années 70 est aujourd’hui de un à plusieurs centaines! Les inégalités deviennent indécentes. Ailleurs en Europe les exemples de l’Espagne et de la Grèce laissent pantois.

Plus de deux millions d’enfants espagnols ont des problèmes de nutrition. La solidarité familiale joue à plein ce qui n’empêche pas les services publiques de se demander s’il ne faut pas ouvrir les cantines scolaires pendant les vacances pour mieux nourrir les enfants! Mais l’hésitation est à son comble: peut-on ainsi stigmatiser les pauvres? Cette jeunesse reste cependant bien formée alors que sa seule issue après les études est l’émigration. L’exemple de très nombreux adultes dormant dehors n’incite pas à rester! Enfin tant que la population est calme et que l’impôt rentre, la BCE pourra s’émerveiller du retour de la croissance!

Autre exemple en Grèce où certes les gouvernants ont triché ou menti de longues années sur la situation réelle du pays mais le peuple boit maintenant le calice jusqu’à la lie! Les services publics de base comme la santé s’effondrent et laissent la place à des ONG comme Médecins du monde qui ouvrent de plus en plus de centres d’accueil. Par ailleurs le littoral est bradé à des investisseurs étrangers et l’intégrité du territoire se voit remis en cause.

La France est sur ces pentes effrayantes.  Les grandes entreprises détruisent des capacités de production qui remettent en cause la croissance potentielle du pays. Le lien social est totalement distendu entre des populations de plus en plus étrangères les unes aux autres. L’absence de révoltes n’est que la résultante de la capitulation de l’état qui achète la paix en creusant les déficits publics. La peur de décider des réformes enlise le pays. La situation empire année après année alors qu’on ne cesse de promettre des lendemains meilleurs. François Hollande voit-il qu’il a atteint ses limites de compétences? Peu probable, pourtant ce « moi président » a les épaules bien trop étroites pour porter le costume de chef  d’état.

Frédéric Le Quer