13 novembre

Par Lundi 14 novembre 2016 Permalink 3

Torturés, égorgés, fusillés au cri d’Allah akbar, les victimes du 13 novembre 2015 sont commémorés un an après par le chant sirupeux de Sting, Inch Allah! La honte et la lâcheté de l’occident sont ainsi résumées: tendre l’autre joue est devenu une seconde nature. Tout le weekend a dégouliné de bons sentiments et gare à ceux qui n’en étaient pas, le monde médiatique se déchaînait contre eux.

Lors de ce 13 novembre, rarement les assassins furent mentionnés, seuls les disparus et surtout le chagrin des rescapés étaient mis en exergue, comme si les terroristes étaient devenus une nébuleuse sans réalité concrète. Si les morts et les blessés avaient été atteints lors d’un tremblement de terre ou d’un cyclone, les mêmes cérémonies eurent été organisées, déconnectées du drame, tristes parce que la mort n’est pas gaie, mais comme si l’horreur était due à l’adversité, à une catastrophe naturelle. Inch Allah était en phase. Pour nos dirigeants, pour les organisateurs, c’était une affaire de destin!

La population française devait impérativement souscrire à cette façon de voir les choses. Les médias télévisuels nous expliquaient que tous les bémols mis sur cette célébration dans les réseaux sociaux étaient le fait de la « fachosphère ». La fachosphère correspond aux complotistes, aux islamophobes. Dans le temps, il s’agissait aussi des antisémites, mais plus maintenant, les idées de beaucoup de juifs sont trop proches de cette mouvance. Donc si on se scandalise d’une référence à l’islam quand on commémore des gens tués par cette religion, on est un facho! Tous ces professionnels du compassionnel, de la lamentation, ces aficionados des discours creux et pleurnichards sont de plus en plus à gerber! Obnubilés par leur idéologie, ils ne s’en rendent pas compte eux-mêmes, ils n’ont tiré aucune leçon du brexit, de Trump ou encore ce dimanche des deux présidents anti européens élus en Bulgarie et en Moldavie.

Donc quoiqu’il arrive, nos élites continuent envers et contre tous à chercher à imposer une attitude démissionnaire, à injecter cette poltronnerie, cette pusillanimité, dans le caractère des citoyens qui mène à renoncer à soi-même. Heureusement, elles ne comprennent rien, s’enlisent de plus en plus dans leurs arguments et finissent à force de prendre les gens à contre-pied par faire le lit de la révolte populaire.

Frédéric Le Quer