Dédiabolisation au FN

Par Vendredi 22 septembre 2017 Permalink 1

La dédiabolisation est quoiqu'il en dise le problème majeur du Front National. Au niveau de la forme, elle eut pu passer par un changement de nom du parti avant un changement de tête. Au niveau du fond, Philippot s'y collait. Jean-Marie Le Pen a fait beaucoup de mal aux idées souverainistes grâce à l'audience que les médias lui ont donnée. Ses lamentables jeux de mot ont pourri la noblesse d'une pensée patriote. On voit bien qu'en Allemagne AfD avec ses dirigeants bien plus sensés sera vite capable de devenir un parti de gouvernement au moins au sein d'une alliance politique. Le nom Le Pen, malgré l'indéniable courage de Marine, sonne comme un repoussoir. Aucune personne de cette famille ne dirigera jamais les affaires de la France même si les journalistes continueront à la mettre en avant justement pour limiter l'audience des idées souverainistes. La dédiabolisation ne viendra pas de la base. Les militants sont engagés sur des idées qui ne rassembleront jamais la majorité du peuple français. Dire qu'ils peuvent permettre un renouveau est une vaste blague, une manière pour les conservateurs du FN de garder leur pré carré. Les cadres du mouvement n'ont certainement pas l'ambition que portait Philippot d'arriver ...

Le départ du président Macron est à souhaiter

Par Jeudi 21 septembre 2017 Permalink 3

"Nous prendrons dorénavant la discipline à l'étranger de ne pas parler de politique française". Cette phrase remarquable par ce "nous" très ancien régime, assénée par le président Macron en Allemagne lors de la nomination du premier ministre, semblait devoir être comprise comme le fait que le président de la république ne parlerait pas des affaires intérieures françaises en dehors de la France. Il se déjuge à chaque fois qu'il va à l'étranger. C'est dorénavant de Bucarest à New York en passant par Salzbourg que les français savent ce qu'il veut. Emmanuel Macron les prévient de Salzbourg que "la transformation que nous opérons est celle de faire entrer la France dans le XXIe siècle". Il les analyse de Bucarest en proclamant que "le peuple français, c’est un peuple qui déteste les réformes". Et il les menace maintenant en avertissant sur CNN que la "démocratie, ce n'est pas la rue". Ce curieux comportement présidentiel ressemble à de la lâcheté. Sans doute a-t-il peur... Ce n'est pas les yeux dans les yeux qu'il faut l'attendre mais avec des coups par en dessous teintés de mensonges et d'hypocrisie. Lorsqu'il était banquier d'affaires, un journaliste du Monde, Adrien de Tricornot, a raconté comment il avait joué ...

Bernanos et l’affaire du quai de Valmy

Par Mercredi 20 septembre 2017 Permalink 1

Le procès de l'agression en mai 2016 à Paris d'une voiture de police dont les images ultra-violentes ont fait le tour du monde débute. Deux prévenus sont en détention provisoire, six sous contrôle judiciaire et un neuvième homme, résidant en Suisse, ne s'est pas présenté aux convocations de la justice. Il ne s'agit pas ici d'élucider une affaire en train d'être plaidée mais juste de remarquer le sort particulier qui est fait à deux des inculpés, les frères Bernanos. Leur arrière grand-père est l'écrivain du début du XXe siècle dont l'une des œuvres a été adaptée au cinéma par le cinéaste Maurice Pialat. Ces deux jeunes gens sont intégrés à cette caste française qui, quelles que soient ses déviances, se soutient, se sert les coudes contre vents et marées. Ce petit monde n'est jamais tout à fait soumis aux mêmes règles que les autres, ceux qui n'en sont pas. Il bénéficie quoiqu'il lui arrive d'un traitement particulier comme on le voit encore dans ce cas. La mère de ces deux charmants bambins a par exemple pu s'exprimer de longues minutes sur France Info, hier et surement dans d'autres médias, pour clamer l'innocence de ses enfants et fustiger "le sort fait ...

L’éviction de Philippot: un renouveau souverainiste

Par Mardi 19 septembre 2017 Permalink 1

Florian Philippot joue actuellement sa tête au Front National en tentant de faire passer ses idées en force. Le débat est intéressant car il transcende la question de personne et il fait de l'ombre à une dirigeante qui est reprise en main par les fidèles de son père. A quoi aboutira cette révolution de palais? La souveraine, Marine, sera-t-elle détrônée? Evidemment, elle ne le sera pas. Son risque est de voir son parti cornerisé, réduit à ce qu'il était lors de l'ascension au pouvoir de Sarkozy, et encore, car au niveau souverainiste, patriote, les choses bougent. Chacun comprend que le nom Le Pen est un boulet. Des économistes comme Jacques Sapir, des hommes politiques comme Dupont Aignan ou Philippot, une grande partie des soutiens populaires des Républicains sont sur la voie du regroupement. Il semble possible que sans Les Le Pen et leurs affidés, la composition d'un ensemble souverainiste cohérent soit possible. Les mois qui viennent vont démontrer que la seule offre de l'Union Européenne est plus d'austérité et plus d'immigration. Dans ces conditions la question de l'€ va revenir sur le tapis. Traitée avec compétence, les lignes dans le peuple français vont changer. Celui-ci a de tout temps été versatile. Pour ...

La propagande djihadiste a des effets concrets

Par Lundi 18 septembre 2017 Permalink 1

La propagande djihadiste appelle à provoquer en Europe des déraillements de trains, des incendies de forêts et des empoisonnements de nourriture. Le journal "Le parisien" révélait une note de la Direction Générale de la Police Nationale qui demandait d'accorder " une attention toute particulière (...) à toute remontée d'information relative à une intrusion ou tentative de sabotage dans les entreprises destinées à la circulation des trains". Nous voilà ainsi prévenus que si la coalition a repris un peu de désert, que si les russes et le président syrien en ont repris aussi, les moyens d'information du groupe terroriste restent intacts et son pouvoir de nuisance aussi. Pendant ce temps donc, les attentats se multiplient en Europe laissant tout le monde à part ceux qui en sont victimes de plus en plus indifférent. En Grande Bretagne, les auteurs de l'attentat de vendredi dernier sont des réfugiés venus d'Irak et de Syrie d'après la presse anglaise... Ces chers réfugiés qu'on nous avait dit insoupçonnables! Leur bombe artisanale a quand même fait 29 blessés et presque autant de vies brisées probablement. A Munich trois réfugiés (encore) afghans cette fois, ont violé, dans la journée de vendredi aussi, une jeune fille de 16 ans. ...

Truphémus, Jacques ( 1922-2017)

Par Dimanche 17 septembre 2017 Permalink 1

Jacques Truphémus est décédé la semaine dernière à l'âge de 94 ans. L'artiste peintre fait ses études à Lyon pendant la guerre et participe ensuite au mouvement intitulé sanzisme (sans isme), né dans cette ville, qui rejette les courants artistiques. Ces jeunes artistes ( Jacques Truphémus, André Cottavoz, Jean Fusaro, Henri Lachièze-Rey, Simone Gambus, Henri Castella...) refusent de trancher entre abstraction et figuratif et privilégient la matière dans une veine lyrique ou géométrique avec une palette riche aux pigments colorés. Alors qu'un portait ou qu'un paysage soit traité, tout devient affaire d'atmosphère, de rayons de lumière vaporeuse, de formes suggérées dans de subtiles nuances de couleurs. Jacques Truphémus n'est pas le moindre des représentants de cette école lyonnaise. Très tôt dans sa carrière les musées de Genève et de St Etienne lui achètent sa peinture. Le musée des Beaux-Arts de Lyon lui dédie un accrochage en 1986, en 2012 puis en 2013. Une grande rétrospective a lieu à Villefranche-sur-Saône en 2004 au musée Paul Dini. A Paris, la galerie Claude Bernard le représente. Aussi les passages en ventes publiques de Jacques Truphémus sont toujours remarqués. Dernièrement, le 1er juin à Lyon, chez De Baecque & associés ovv, le tableau en une intitulé ...

Takis (né en 1925)

Par Samedi 16 septembre 2017 Permalink 1

Grand rénovateur de la sculpture du XXe siècle, Panayotis Vassilakis, alias Takis, est un artiste grec travaillant aussi en France où il arrive en 1954, qui s'attache à simplifier les formes à la façon de Brancusi, à les étirer à la manière de Giacometti. Dès 1955 il crée ses fameux signaux lumineux qui lui valent sa renommée internationale. Les habitués du quartier de La Défense à l'ouest de Paris connaissent son installation de 1988, appelée "Le bassin", faite de 49 tiges métalliques, d'une hauteur variant entre 3,5 et 9 m. Leurs extrémités sont munies de formes géométriques colorées et de feux clignotants de couleurs diverses. Cette veine, caractéristique du travail de Takis, se retrouve fréquemment en salle des ventes comme le signal lumineux en une composé de deux yeux, bleu et rouge, sur une tige métallique qui pour une hauteur de 227 cm fut vendu environ 8000 € frais compris chez Cannes enchères svv le 12 juillet 2014 et qu'on retrouvait cet été, le 25 juin, haut cette fois de 178 cm à Chatou chez scp Vincent Dragon avec une estimation entre 6000 et 8000 €. En 1993 au musée du Jeu de Paume et en 2015 au Palais de Tokyo, ...

La révolution c’est maintenant

Par Vendredi 15 septembre 2017 Permalink 5

Pour faire la révolution, il faut se prendre au sérieux. L'ironie n'est pas de mise. Le second degré n'est pas de mise. L'humour n'est pas de mise. La situation des insurgés doit être telle qu'il est inutile pour eux d'avoir peur parce qu'ils savent que leur vie, celle de leurs enfants sera bien plus pénible si ils ne se révoltent pas. Ce soulèvement n'est pas seulement une question de fric, c'est surtout une question d'amour propre, en tout cas c'est lui qui fait bouger les lignes. Ce préambule pour dire qu'Emmanuel Macron ne cédera pas. Il est là pour faire ce qu'il a commencé à faire et le finir. Seule sa destitution peut changer la donne. Et cette destitution que certaines pancartes réclamaient lors de la manifestation de mardi n'arrivera jamais dans des conditions institutionnelles normales. Le départ de Macron ne peut venir que d'un coup de force. Sa démission doit être poussée, sa fuite provoquée. Si le peuple veut cette issue, il doit la vouloir profondément. Sans forcément l'organiser, la planifier. Une pulsion après quelques provocations. Une colère qui devient de la haine. Un défilé dont le parcours dévie vers les lieux symboliques du pouvoir. Et c'est le ...

Les fainéants, place d’Italie

Par Mercredi 13 septembre 2017 Permalink 5

Il faut bien le dire, ça ne sentait pas la révolution hier, place d'Italie. C'était trop bon enfant pour que les lignes bougent un tant soit peu. Les gens s'amusaient presque d'avoir été traités de fainéants. Des pancartes s'en gargarisaient avec plus ou moins d'esprit. Guère de slogans revendiqués avec force étaient entendus à part "Macron larbin du patronat!". Les hauts parleurs des camionnettes de la CGT émettaient des musiques, des chansons. Des groupes se faisaient complaisamment prendre en photo. Quelques lycéens étaient venus avec leur prof qui, en souriant, levait le poing pour faire genre, le genre qui dira qu'il n'est pas content mais qui en fin de compte s'alignera. Pas de colère. Pas de haine. En tout cas à l'arrivée du cortège puisque d'après les télévisions il y eut un peu de castagne. Néanmoins une foule importante était là. Mais curieusement elle ne faisait pas masse. Une addition de points de vue divers et variés réunissait ces manifestants de tous les ages, beaucoup de jeunes, probablement de toutes les classes sociales. Ils arrivaient en bande, chacun leur tour. Sans se mélanger. Puis partaient boire un verre sur les terrasses des bars de l'avenue d'Italie, des Gobelins, de la Buttes ...

La course à l’échalote du moins-disant social

Par Mardi 12 septembre 2017 Permalink 3

La Chambre des Communes a voté cette nuit le premier projet de loi pour mettre fin à la primauté du droit européen sur le droit britannique une fois que le Royaume-Uni aura quitté l’UE en 2019, en anglais "Repeal Bill". Depuis le brexit, il s'agit de la deuxième étape la plus importante enregistrée en faveur de la séparation avec l'Union Européenne. L'opposition farouche des travaillistes et du parti national écossais ne les a pas grandis. Les citoyens britanniques avaient décidé à la majorité requise mais ces députés tentaient de surseoir à l'échéance. Sur le continent, c'eût été possible. Le texte donne donc de larges pouvoirs à l'exécutif à la manière de nos ordonnances. Mais si son vote est normal, il inquiète néanmoins les syndicats car il pourrait être l'occasion de remettre en cause les avancées sociales rendues possibles outre-Manche grâce à Bruxelles. En effet, les lois européennes seront transposées telles quelles ou amendées. Ou amendées! C'est bien là que réside pour nous le véritable intérêt de ce qui s'est passé à Londres. Alors que la seconde loi travail de Macron s'apprête à largement rogner les avantages acquis des salariés, les anglais s'offrent un coup d'avance pour abaisser leurs propres conditions de ...