Enfin une ligne identitaire

Par Lundi 11 décembre 2017 Permalink 1

Une ligne identitaire consciente ou non transparaissait à l'enterrement de Johnny Hallyday: des blancs européens et des antillais composaient une France rassemblée autour d'un très cher disparu! Les deux élections de ce weekend pour la présidence de LR et à l'occasion de la fusion en Corse de la collectivité territoriale avec les deux départements ont corroboré cet état d'esprit qui devient un raz de marée intellectuel. Macron, son vivre ensemble et ses espoirs de croissance économique retrouvée ne dupent personne car personne n'y croit. Donc Laurent Wauquiez qui déclarait il y a quelques semaines son amour pour Michel Houellebecq qui ne se cache pas de ses réticences envers l'islam, a écrasé le scrutin du parti comme seul Sarkozy y avait réussi. Les présidents de région comme Bertrand, Pécresse ou Estrosi (redevenu à la place maire de Nice) élus sur une ligne centriste-immigrationniste, sont de plus en plus éloignés des militants de leur propre parti politique. Deux solutions pour Wauquiez: soit maintenant qu'il est élu, revenir au bercail avec ces élus importants et au fond faire du macronisme sans le dire, soit conserver le projet que veulent les militants et à terme s'allier à Dupont Aignan et Philippot. A part l'euroscepticisme de ...

Henri Le Sidaner (1862-1939)

Par Dimanche 10 décembre 2017 Permalink 1

C'est dans "Sodome et Gomorrhe" que Marcel Proust évoque le peintre Henri Le Sidaner à l'occasion d'une conversation mondaine à Balbec: "... Mme de Cambremer donna raison à l'avocat en ce qui concernait Elstir, mais, au grand chagrin de son invité, égala Monet à Le Sidaner. On ne peut pas dire qu'elle fût bête ; elle débordait d'une intelligence que je sentais m'être entièrement inutile..." Quelques lignes plus haut, l'écrivain explique: "Le Sidaner était l'artiste élu par l'ami des Cambremer, lequel était, du reste, très agréable. Il parlait bien des livres, mais non de ceux des vrais maîtres, de ceux qui se sont maîtrisés. Le seul défaut gênant qu'offrît cet amateur était qu'il employait certaines expressions toutes faites d'une façon constante, par exemple : « en majeure partie », ce qui donnait à ce dont il voulait parler quelque chose d'important et d'incomplet." Ces allusions au peintre de la part de Proust même mâtinées d'une certaine bienveillance, ne sont guère encourageantes! Pourtant ce probable bel esprit un peu snob que le parcours emmène des Beaux Arts parisiens avec Cabanel pour maître à la côte d'Opale en pleine période impressionniste, puis forcément retour dans la capitale après 9 ans d'exil volontaire, ...

L’enterrement de Johnny Hallyday

Par Samedi 9 décembre 2017 Permalink 2

Parallèlement à l'enterrement de Johnny Hallyday, l'impression d'avoir assisté à l'ultime soubresaut du peuple français est prégnante. La beauté du moment, sa classe, vraie classe, celle des gens qui sont venus sans faire de bruit, témoignant simplement d'une certaine idée de la France, a transcendé cette journée. Mais qui était là? Uniquement les français des années soixante dix et leurs descendants. Uniquement eux. Une France qu'on ne voit plus. Une France aux souvenirs communs, partagés, qui fait peuple. Des gens en osmose à la culture similaire. Ils sont venus pour Johnny? Sans doute, mais aussi ils ont manifesté le fait qu'ils existaient toujours. Aucun autre pays eut pu proposer le même spectacle parce qu'aucun autre pays n'a vu ses habitants aussi maltraités que celui-ci. Aucun ressortissant d'un autre pays n'a besoin de prouver son existence chez lui. A marche forcée, une population venue d'ailleurs a été ajoutée. Ajoutée. Juxtaposée. Elle ne sait jamais emparée des standarts français. Jamais. Aujourd'hui la France musulmane (France musulmane, dans quelques décennies cette expression sera un pléonasme!) n'était pas représentée. Ce n'était pas son affaire. Pire, les français qui étaient sur les Champs sont ceux qu'on veut voir disparaître. Disparaître vite. Envahis. Submergés par les autres. Archi ...

Ambassade américaine à Jérusalem

Par Samedi 9 décembre 2017 Permalink 1

L'installation future de l'ambassade américaine à Jérusalem devait mettre la fameuse Esplanade des Moquées à feu et à sang pour la prière du vendredi. Il n'en a rien été. Nos journalistes en sont tout marris. La décision de Trump n'a pas allumé le feu. Le président américain met en place sa politique étrangère courageusement envers et contre tous les médias. Pourtant, la veille, la presse s'était montrée particulièrement menaçante n'hésitant pas à souffler sur les braises de la violence pour mettre à mal la volonté présidentielle soutenue par les évangélistes et les juifs américains. "Tension", "enfer", "heurts", "embrasement", "conflits", "manifestations", "troubles", "colère"... et bien sûr "intifada" étaient les mots systématiquement employés par des médias qui se frottaient déjà les mains en pensant que reconnaître matériellement, pratiquement Jérusalem comme la capitale d’Israël était la gaffe qui ferait tomber Donald Trump. Et bien non! Au contraire! La stature du chef d'état américain se voit renforcée. Il ose et réussit là où ses prédécesseurs préféraient la pusillanimité. Les appels du Hamas largement relayés par la presse internationale n'ont donné lieu qu'à quelques échauffourées isolées vite calmées par l'aviation israélienne malgré une population palestinienne que le monde entier a cherché à chauffer à blanc! France 24, ...

Et maintenant la cour de justice de l’UE

Par Vendredi 8 décembre 2017 Permalink 1

La commission européenne a envoyé la Pologne, La Hongrie et la République Tchèque devant la cour de justice de l'Union Européenne pour avoir refusé d'accueillir leur quota de réfugiés durant les quatre dernières années. On sait ce que valent de nos jours ces cours de justice internationales. Ce qui s'est passé avec la Cour Pénal de La Haye concernant les Balkans en est un bon exemple. Ces tribunaux n'existent que pour imposer leur politiquement correct. Ils ne sont en fait rien d'autre qu'une insulte au mot justice. La volonté farouche de vouloir conserver son identité culturelle est pour l'Union Européenne une infraction grave. Le refus de s'islamiser est donc une attitude répréhensible. Le mondialisme de Junker et ses affidés cherche à s'imposer avec l'autoritarisme dont les pays de l'ancien bloc soviétique qui en font les frais, ont l'habitude. Certes les méthodes changent mais le fond reste le même: sacrifier l'indépendance nationale sur l'autel de l'assujettissement à un polit bureau pour qui la démocratie est de la science fiction. La Pologne et la Hongrie n'ont jamais accepté de recevoir les légions d'étrangers qui ont voulu et veulent toujours pénétrer chez eux. L'esprit d'ouverture des tchèques les a poussés à recevoir douze musulmans. ...

Piotr Konchalovski à Drouot

Par Jeudi 7 décembre 2017 Permalink 1

La saison des belles ventes aux enchères à Drouot a commencé sans enthousiasme avec toujours les sempiternels post-impressionnistes pour lever une paupière mi-close sur des scores à 5 chiffres et quelquefois un bibelot chinois que jamais personne ne voit venir et qui finit à un prix faramineux alors que l'estimation avoisinait les 100 €! Bref du banal, de l'archi vu, en général. Et toujours ces beaux tableaux anciens qui ont du mal à trouver preneur... Inutile de s'arrêter sur les meubles! Hier toutefois, un peintre russe méconnu en France, quasiment jamais passé à Drouot, était à l'honneur dans la vente organisée par Tessier & Sarrou et associés. Pior Konchalovski (1876-1956) se voyait représenter par le paysage à la maison rouge en une, huile sur toile 70 x 85 cm, analysé par le rapport d'un laboratoire de Genève et validé par la fondation Konchalovski à Moscou. De provenance bien déterminée, son pedigree ne faisait pas de doute. L'experte, enthousiasmée par le lot gratifia la salle d'une longue présentation où rien des différentes périodes cézaniennes de l'artiste n'étaient plus étrangères à l'assistance, salle pleine. Au point qu'elle s'en amusait. C'était bien trop long. Certains parlaient déjà de l'heure de gloire de la présentatrice, ...

Les français pleurent Johnny Hallyday

Par Mercredi 6 décembre 2017 Permalink 7

Le premier juin 1885, les funérailles de Victor Hugo rassemblaient deux millions de personnes qui pleuraient leur poète disparu. Aujourd'hui pour la mort de Johnny Hallyday, le gouvernement, jamais à court de démagogie, parle d'obsèques nationales pour le chanteur. Chaque époque a les héros qu'elle mérite. Incontestablement Johnny a marqué son temps, peut-être comme personne, et c'est, d'un certain point de vue, assez terrible de devoir le reconnaître. Superbe interprète, tout le monde hurle un jour ou l'autre ses chansons et crie "Allumez le feu" au milieu d'une soirée bien arrosée! Il a donné du bonheur aux gens. Il a même représenté un idéal dans les années 70 avec ses grosses motos et ses virées dans l'ouest américain. Johnny était une image. Celle de la vie rêvée pour une jeunesse perdue entre la fin des trente glorieuses et les chocs pétroliers successifs. Les temps ont passé, Johnny Hallyday est resté. Indéboulonnable. Percevant l'air du temps comme personne dans son domaine. Même ses "Ah que Johnny" ne l'ont pas ridiculisé. Au contraire. Son langage était celui de tout le monde. Et les gens l'aimaient encore plus pour son parler qui était le leur. Le français de l'idole des jeunes résonne alors comme ...

Poutine et Trump au diapason

Par Mardi 5 décembre 2017 Permalink 5

Chacun de leur coté Poutine et Trump mettent un frein à l'islamisation galopante. Alors que le président slave annonce en Syrie la restauration des églises détruites par les islamistes pour favoriser le retour des chrétiens, la cour suprême des Etats-Unis autorise le décret anti-immigration de Donald Trump interdisant l'entrée sur le territoire des ressortissants du Yemen, de la Syrie, de la Libye, de l'Iran, de la Somalie et du Tchad ( Les coréens du nord et quelques responsables vénézuéliens sont aussi interdits de séjour aux USA). Incontestablement un vent nouveau souffle sur le monde. Malgré un pape totalement soumis à l'islam coté catholique au point de décourager certains fidèles à aller à la messe, les orthodoxes et les protestants ont décidé de relever le défi et d'enfin défendre une culture judéo-chrétienne que l'Union Européenne perdue dans son idéologie mondialiste continue de bouder. Le leader du monde libre, comme disent de manière si manichéenne les feuilletons américains, a donc décidé de stopper l'envahissement de son pays par l'islam. C'est une grande victoire qui montre que Donald Trump dit ce qu'il fait et fait ce qu'il dit, n'en déplaisent à nos journaux, radios et télévisions. Quant au leader russe ( personne ne ...

Elections en Corse

Par Lundi 4 décembre 2017 Permalink 10

Suite aux résultats du premier tour des élections territoriales en Corse, les indépendantistes unis aux autonomistes ont déjà gagné. L'éventuelle autonomie à venir de la Corse ne constituera qu'un premier pas vers l’indépendance. Une fois que les corses auront la capacité de gérer leur île, il n'y a aucune raison pour qu'ils veuillent rester rattacher à Paris alors que Bruxelles est là. Aussi, nous dirigeons nous là aussi vers une situation tendant comme en Espagne, plus qu'en Espagne peut-être, à entraîner une scission du territoire national. L'Union Européenne aide, surement à l'insu de son plein gré comme on dit dans le cyclisme, à la fracturation en rassurant en tant que puissance supranationale des régions qui se sentiraient trop petites pour devenir indépendantes. A quoi bon la France quand on a l'Europe derrière soi? Tous les partis liés au pouvoir central ont hier été laminés. Il n'y a plus aucune envie de France chez les Corses. Le Front National aussi a pris une déculottée. Inutile de voter pour lui puisque le problème de l'immigration sera réglé avec la future indépendance! Les nationalistes restent fondamentalement xénophobes quoiqu'ils en disent et les corses ne veulent surtout pas être envahis de travailleurs (ou pas...) immigrés. ...

Sayed Haider Raza (né en 1922)

Par Dimanche 3 décembre 2017 Permalink 1

Sayed Haider Raza, peintre indien, est à ses débuts un éminent représentant de la seconde école de Paris apparue dans les années 40. En effet, grâce à une bourse d'étude du gouvernement français, ce fils de forestier d'un petit village du sous-continent, venu étudier à Bombay, parachève sa formation en France où le prix de la critique lui est décerné en 1956. Sa première manière de peindre le pousse à mâtiner son gout pour l'abstraction avec des accents figuratifs. Le tableau en une est un bon exemple de son travail. De 1956, cette toile, 39 x 61 cm fut vendu à Tours par Millon & associé svv, le 1er juin 2015, 57 340 €. La cinquantaine arrivant, des voyages réguliers vers son pays d'origine amènent Sayed Haider Raza à associer la culture hindouiste à l'occidentale qu'il a acquise au cours de son existence. Le résultat entraîne l'artiste vers une abstraction plus catégorique comme si le mélange des cultures ne pouvait faire l'objet d'une expression concrète mais seulement d'une perception presque cosmique comme cette huile sur toile de 1981, 195 x 96 cm, ci-dessous, intitulée "Génèse" tend à le montrer. Elle a été vendue, le 9 juin 2016, chez Kapandji-Morhange et ...